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Google Chrome, le coup de grâce à Microsoft ?

Source: Contre-feux, par Hayssam Hoballah

Chrome, le tout nouveau navigateur Internet « made in Google », est une petite révolution dans la stratégie du célèbre moteur de recherche, qui piétine les plates-bandes de Microsoft… Et s’approche toujours plus du système d’exploitation.

Jusque-là cantonné au rôle de fournisseur de services « gratuits » dont la stratégie est basée sur la publicité, le géant de Mountain View se rapproche, avec Chrome, d’une position de domination totale sur le marché, et semble déterminé à conforter sa position de leader devant son plus grand concurrent, Microsoft.

Google n’en est pas à sa première incursion dans Microsoft-land. Il s’était déjà attaqué à la recherche de fichiers présents sur le disque dur, à la suite bureautique, au chat… autant d’activités historiquement liées à la firme de Bill Gates. Mais avec Chrome, la concurrence entre
les deux géants s’intensifie et touche à son paroxysme.

Aperçu des antécédents

Google Desktop : la recherche locale de Google se substitue à la fonction de recherche basique qu’offrait Windows XP. On commence déjà à s’intégrer à Windows…

Gmail : Google s’attaque ici à l’un des fleurons sur Internet de Microsoft, Hotmail. Microsoft commence à réaliser son retard sur Internet et à considérer Google comme un sérieux concurrent.

Google Documents : attaque directe de Google à un produit de Microsoft, la suite Office. Google propose ce service gratuitement, et le fournit en ligne en présentant Documents comme une alternative gratuite et fiable à Office.

Google Talk :
La guerre est déclarée. Avec moins de succès mais autant d’efficacité, Google continue à offrir plus de convergence à ses utilisateurs avec son client chat, concurrent direct de MSN Messenger. Microsoft étant déjà bien ancré sur ce créneau, Talk a du mal à convaincre. Mais Google n’a pas dit son dernier mot et intègre Talk directement dans Gmail.

iGoogle :
Google lance son portail personnalisable et modulable, réponse au portail MSN de Microsoft. Google y intègre entre autres Gmail et Google Documents, ainsi que d’autres modules de parties tierces. MSN ne fait pas le poids et doit se réinventer un modèle, qui sans surprise se rapproche de iGoogle.

La tendance du tout-en-ligne

Google Chrome annonce l’avènement d’une stratégie nouvelle, celle du tout-Google-OS-inclus. Nous passons de plus en plus de temps avec une fenêtre de navigateur Internet ouverte, plutôt qu’avec une application locale, car nos applications et nos données sont de plus en plus hébergées à distance. La tendance est nette : le tout-en-ligne. Et le message de Google est clair : le futur sera Google ou ne sera pas.

Google a déjà une domination écrasante en ligne, ses services sont nombreux et en constante évolution. Mais pour pouvoir y accéder, un internaute doit encore utiliser un terminal physique ainsi qu’un système d’exploitation, et surtout un navigateur web… Ces contraintes ne sont pas du goût de Google : non seulement leurs services sont dépendants de la compatibilité avec les applications tierces, mais surtout ils n’ont aucun contrôle sur les données cruciales qui transitent par ces applications tierces.

Pour se développer, la multinationale s’est fixé pour mission d’organiser l’information mondiale. Autant dire que tous les moyens sont bons ! Surtout si cela passe par ces petits cookies pleins d’informations personnelles laissés sur notre disque dur lorsqu’on navigue sur Internet. Ces retours d’informations ont une valeur capitale. En connaissant mieux ses utilisateurs, Google cible
ainsi mieux ses publicités, ses annonceurs en ont pour leur argent, et Google également. Win-win comme on dit outre-atlantique…

Qui perd dans cette histoire ? La réponse est simple : Microsoft et son Internet Explorer. Non seulement IE était déjà assez mauvais et ne faisait guère le poids face à Mozilla Firefox, mais avec les prochaines versions de Chrome, il y a de fortes chances pour que ce dernier devienne un navigateur grand public au même titre qu’Internet Explorer, notamment grâce à la convergence de services proposés.

Google OS ?

Encore plus inquiétant pour Microsoft sont les perspectives de transfert graduel des activités locales vers un bureau en ligne, une sorte de Google OS ou système d’exploitation Google, extension hébergée à distance. Le navigateur web est le premier pas dans cette direction, et
il est aisé d’imaginer à l’avenir un terminal physique (ordinateur ou mobile) sur lequel serait installé un OS minimal avec comme élément central un navigateur Internet surpuissant permettant d’accéder en ligne à toutes ses applications. Bien sûr il faudra toujours une version des documents hébergée localement pour pouvoir travailler sans connexion Internet. Mais là aussi, Google a pensé à tout, avec son extension Gears qui permet de faire fonctionner ses applications hors-ligne.

Comparaison et perspectives

Malgré la stratégie de choc de Google, Microsoft est une multinationale présente sur de nombreux créneaux, et dont les résultats sont autrement plus importants que ceux de Google. Quelques statistiques du mois dernier :

L’âge de Google : 10
L’âge de Microsoft : 33

Revenu de Google durant les 4 derniers trimestres : $19.6 milliards
Revenu de Microsoft durant les 4 derniers trimestres : $60.4 milliards

Revenu de Microsoft à l’âge de 10 ans : $140 millions
($279 millions en dollars d’aujourd’hui)

Employés de Google, à partir du 30 juin : 19.604
Employés de Microsoft, à partir du 31 mai : 89.809

Valeur marchande de Google : $142 milliards
Valeur marchande de Microsoft : $241 milliards

Recherches mondiales sur Google en juillet : 48.7 milliards
Recherches mondiales sur Microsoft en juillet : 2.3 milliards

Microsoft reste un mastodonte. Mais au vu du transfert des activités bureautiques sur Internet et de la capacité d’innovation de Google, le nombre de recherches effectuées sur les moteurs respectifs des deux sociétés en dit long sur les perspectives d’avenir de chacune. Cet avenir passe par Google Chrome.

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Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - octobre 24, 2008 at 8:00

Categories: Chrome, Comparatif, Google, Internet Explorer, Microsoft   Tags:

Firefox, Chrome, Safari et Internet Explorer : quatre stratégies

Source: ZDnet, par Louis Nogès

NB: Il est fait référence dans cet article à un « butineur ». Ne vous inquiétez pas, ce n’est ni un bug (insecte) ni une nouvelle manière de nommer nos chers navigateurs… Ce n’est que le terme québécois pour navigateur! Fureteur est un autre synonyme! :)


Logos 4 navigateurs  L’arrivée de Chrome, le butineur de Google, va-t-elle relancer la “guerre” des navigateurs ?

Pour répondre à cette question, il est important d’analyser la stratégie des quatre grands acteurs de ce marché clef.

Ceci ne veut pas dire que les autres fournisseurs, tels qu’Opera, n’ont pas de bons produits ; il faut simplement constater que les “autres” représentent aujourd’hui moins de 3 % de part du marché des butineurs.

Part marché navigateurs PCInpact Prenons l’exemple de PCInpact ; c’est un site fréquenté par des fans de l’informatique ; il est représentatif des personnes qui ont pu choisir leur butineur favori.

Ces mesures, réalisées quelques jours après l’arrivée de Chrome, le mettent déjà à égalité avec Opera.


Quel butineur, demain, dans les entreprises ?

Dans les entreprises, et en particulier dans les grandes, une majorité de DSI ont maintenu le quasi monopole d’Internet Explorer.

IE 6, l’arrière grand père des navigateurs, plein de courbatures, de traumatismes, d’anachronismes et de de failles béantes de sécurité, abandonné par tous les internautes “normaux”, est toujours dominant dans les informatiques d’entreprises, où il coule encore de vieux jours tranquilles.

Fidel Castro vieux IE6, c’est le “Fidel Castro” des dictatures informatiques, protégé dans son agonie par une baronnie d’informaticiens pour qui le vent de la démocratie n’a pas encore soufflé !

Il est urgent de se séparer d’IE6 ; tous les responsables informatiques vont devoir …  prendre une décision !

Quel(s) butineur(s) sera(ont) installé(s) demain dans mon entreprise ?

Le choix d’un ou plusieurs butineurs n’est pas une décision anodine. Il ne peut se faire que dans le contexte d’une réflexion stratégique sur l’avenir et les rôles des postes de travail, outils d’accès aux Systèmes d’Information de demain.

Pour choisir, il faut comprendre ; essayons de décortiquer la stratégie de Mozilla, Google, Apple et Microsoft avant de décider.


Open Source vs Propriétaire

Les solutions Open Source sont de plus en plus dominantes dans les logiciels d’infrastructures (Apache, Eclipse, Linux…).

Les butineurs, qui sont aussi des logiciels d’infrastructures, n’échappent pas à cette règle, comme le montre la spectaculaire montée en puissance de Firefox au cours des 2 dernières années, avec près de 30 % de part de marché en France, mi 2008, selon Xiti.

Open Source ou propriétaire, est-ce important ? Oui !

Aujourd’hui, les positions sont claires :

- Mozilla et Google défendent des solutions 100 % Open Source.

- Apple et Microsoft proposent des solutions propriétaires.

L’un des principes fondateurs des logiciels Open Source est que tout développeur peut enrichir et améliorer le code source d’un produit;

On pourrait appeler cela un “nivellement par le haut”.

Cette course à la qualité est très bénéfique pour les utilisateurs.

Butineur Dans le cas des butineurs, c’est évident, comme le montrent deux exemples :

- Les deux principaux “moteurs” des navigateurs, au cœur de  la performance et du respect des standards, Webkit et Gecko, Open Source, sont utilisés par trois des principaux butineurs : WebKit par Apple et Google, Gecko par Mozilla.

Mais… rien n’empêche un développeur de Gecko de piocher dans la bibliothèque des améliorations de WebKit, et vice-versa. Cette saine émulation est bonne pour tout le monde ; une innovation importante apportée à l’un des moteurs se trouvera, très vite, dans l’autre.

Microsoft utilise son propre moteur, propriétaire, dont je crois que personne ne connaît le nom. Rien n’interdit à Microsoft de reprendre aussi, dans son code, des composants innovants proposés par WebKit ou GecKo. J’espère, et je suis certain qu’ils le font.

Google Steals Microsoft Code – Il y a quelques jours, deux journalistes ont publié un article au titre “accrocheur”, pour ne pas dire scandaleux :

“Google steals Microsoft Code…” (Google a volé du code Microsoft”)

C’est un exemple, hélas fréquent, de titre mensonger ; les premières lignes de l’article le confirment d’ailleurs.

En fait Google a utilisé, dans Chrome, des composants “Windows Template Library” Code Open Source de Microsoft depuis 2004 !

C’est une excellente nouvelle pour les utilisateurs de Windows car un nouveau navigateur, Chrome, s’adapte mieux à leur OS favori.

Une dernière remarque : la position d’Apple peut paraître ambiguë ; Safari est construit avec beaucoup de composants Open Source, dont le “moteur” Webkit. Le produit final, Safari, lui, est propriétaire, comme Internet Explorer.

Si ces deux butineurs propriétaires proposent des innovations (tout peut arriver !), Google et Mozilla ne pourront pas en profiter rapidement ; dommage pour les internautes.

Résumons : toutes les innovations proposées par Chrome et Firefox peuvent être reprises par IE et Safari ; l’inverse n’est pas vrai.


Performances

Tant que la principale fonction d’un butineur était d’afficher des pages HTML (le Web 1.0 !), personne ne se préoccupait des “performances” de son navigateur.

JavaScript for dummies Techniquement, l’arrivée du Web 2.0 correspond à la montée en puissance d’usages plus avancés, et l’émergence d’AJAX, avec JavaScript comme principal langage de développement.

Tous les partisans du client lourd, Microsoft et Adobe en tête, ne ce sont pas privés de décrier JavaScript, son manque de performances, sa lenteur et son inadéquation à des usages professionnels.

Malgré tous ses défauts, JavaScript a un avantage majeur ; il ne demande rien à l’OS du poste de travail !



Chrome Javascript Test

Heureusement, nos deux champions “Open Source”, Mozilla et Google se sont attelés à ce problème ; il est aujourd’hui… résolu !

Dans les mois qui viennent, nous assisterons toutes les semaines à des débats pour savoir qui, de dernière version de SpyderMonkey”, le moteur JavaScript de Mozilla ou de “V8”, celui de Google, est le plus performant.

Pour le moment, les ß 3.1 de Firefox et  0.2 de Chrome font à peu près jeu égal.



Spiderman vs Superman Là n’est pas l’essentiel
; ces deux outils ont déjà des performances entre 10 et 30 fois supérieures aux anciens navigateurs tels que IE7.

Cette forte compétition entre les deux champions va continuer à nous apporter son lot d’améliorations spectaculaires. Vive la loi de Moore appliquée aux butineurs !

En résumé : les applications JavaScript, exécutées dans un butineur Firefox ou Chrome élimineront toute sensation de lenteur pour l’immense majorité des utilisateurs ; c’est l’objectif recherché !


Promouvoir les “WebApps”

Une Application Web, ou WebApp, est une application qui s’exécute directement dans le navigateur, sans l’aide d’un logiciel complémentaire qui doit être installé sur l’OS du poste de travail.

On est au cœur d’un débat majeur entre les partisans des solutions RDA et RIA :

- RIA : Rich Internet Application : application Web de haute qualité ergonomique qui s’exécute dans le butineur.

- RDA : Rich DeskTop Application : application Web de haute qualité ergonomique qui a besoin d’un complément sur le poste de travail. Silverlight de Microsoft et AIR de Adobe en sont les plus célèbres representants.

Encore un choix stratégique et difficile !

Cobra_sculpture  Ma réponse ne surprendra personne : choisissez RIA ! Pourquoi ?

- RDA a un avantage, transitoire, en termes de performances ; les butineurs modernes vont le réduire à néant.
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- RIA a un avantage stratégique, long terme, majeur : une application RIA fonctionnera sur tout butineur moderne, sur tout objet fixe ou mobile, garantissant son universalité et sa pérennité.

Les applications Web 2.0, RIA, en JavaScript, pour butineur moderne, représentent un danger mortel pour les OS des postes de travail. Elles ne les rendent pas inutiles mais, plus grave, sans importance.

L’OS continuera à jouer un rôle utile : être un bon gestionnaire des composants matériels du poste de travail.



Comprendre la stratégie navigateur de nos quatre compères !

A la lumière des lignes précédentes, il devient plus facile de décoder la stratégie des quatre principaux fournisseurs de butineurs.

Mozilla :

La mission de Mozilla est claire : un Web ouvert, respectueux des standards et accessible au plus grand nombre, quels que soient leurs outils d’accès.

Firefox est l’outil parfait pour répondre à cette vision “altruiste”.

En créant un fureteur performant, en obligeant le reste des acteurs à améliorer en permanence leurs propres outils s’ils veulent rester compétitif, Mozilla utilise Firefox comme une “arme pacifique” au service d’un Web de qualité ; personne ne s’en plaindra !

Apple :

Apple a réussi, brillamment, en développant une stratégie d’”intégration” des matériels et logiciels pour fournir à ses clients une ergonomie et une qualité d’usage exceptionnelle.

MacBook & 3 navigateurs Quelle place tient Safari dans cette stratégie ? Il est de plus en plus difficile de répondre à cette question. Quand Chrome sera disponible sur les Macintosh, dans quelques mois, les utilisateurs d’Apple disposeront de trois excellents butineurs, Chrome, Firefox et Safari. Combien garderont Safari comme butineur principal ?

Safari sur l’iPhone a été l’une des clefs de sa réussite ; pour la première fois, naviguer sur Internet depuis un Smartphone n’était plus un supplice.

Que se passera-t-il si Chrome et Safari Firefox sont aussi disponibles sur iPhone ?

En clair, Safari n’est pas stratégique pour Apple ; sera-t-il encore là dans 3 ans ?

Microsoft :

J’imagine des débats “Cornéliens” au sein des équipes de développement de Microsoft : autour de la table, des représentants des équipes IE 8, Silverlight et Windows 7 :

- IE 8 : nous sommes capables de rivaliser en termes de performances et d’ergonomie avec Firefox et Chrome.

- Silverlight : Danger ! vous pouvez marginaliser les avantages de notre plateforme RDA !

- W 7 : Danger ! Après la “grande réussite populaire” de Vista, merci de ne pas torpiller notre prochain OS en le rendant encore plus insignifiant !

Microsoft fera tout ce qui est en son pouvoir pour prolonger l’intérêt d’un client lourd et défendre sa franchise Windows.

Ballmer, I love this company Personne ne met en doute la capacité de ses équipes à proposer un très bon butineur ; IE8 en est la preuve.

Le problème est que c’est une stratégie “Loss-Win” et non pas “Win-Win”.

Un trop grand succès de IE8 creusera un peu plus la tombe de Windows.

Je réitère ma proposition : comme d’excellents butineurs sont déjà disponibles pour Windows, le plus sage pour Microsoft serait d’abandonner les développements de nouvelles versions d’Internet Explorer et de mettre les brillantes équipes internes de Microsoft au service de  … Firefox.

Je les vois assez mal travailler avec Google sur Chrome, à moins que … Steve Ballmer ne prenne la direction de ce projet !

Google :

Comme Mozilla, mais pour des raisons beaucoup plus “business”, Google à intérêt à ce que les butineurs deviennent de plus en plus performants, et soient disponibles sur le plus grand nombre d’outils d’accès au Web.

Chrome est clairement au service de cette stratégie ; une version “légère” de Chrome est déjà utilisée sur le G1, le premier téléphone utilisant Android, l’OS Open Source de Google.

Two olympics Allié objectif de Mozilla, qu’il finance largement, Google n’a pas lancé Chrome comme un butineur anti Firefox, au contraire.

Ces deux outils Open Source, en concurrence loyale comme peuvent l’être deux champions sportifs, vont, ensemble, faire progresser encore plus vite les performances des butineurs.

1 500 millions d’internautes en seront les bénéficiaires ; merci !


Résumé, pour décideurs informatiques

Chess  - Le choix d’un butineur est une décision stratégique.

- L’essentiel des applications innovantes et performantes de demain feront un usage intensif de JavaScript.

- Les objets d’accès au Système d’Information de votre entreprise, très diversifiés, et en majorité mobiles ont tous besoin d’un excellent butineur.

- Les butineurs Open Source seront ceux qui proposeront le plus d’innovation.

- Vous avez le choix entre quatre butineurs.

Deux d’entre eux répondent très bien à ce cahier des charges …



Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 30, 2008 at 8:57

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Google, Mac, Microsoft, Mozilla, Safari, Stratégie   Tags:

Chrome supportera les extensions et les scripts utilisateurs!

Ci-après un article sur les déclarations de porte-paroles de Google, Microsoft et Mozilla sur les futures fonctionnalités de leurs navigateurs respectifs. Ces propos ont été recueillis hier, lors de l’Expo du Web 2.0 à New York. On en retient notamment que Chrome prendra en charge les extensions type Firefox ainsi que les scripts utilisateurs (à la Greasemonkey).

Google semble ainsi avoir saisi que ce qui dissuadait encore beaucoup d’utilisateurs fidèles à Firefox de passer à Chrome était le manque de support pour les extensions… C’est donc déjà un bon pas!

La question maintenant reste néanmoins de savoir si oui ou non, Google permettra comme avec Firefox, l’utilisation d’un Adblock pour bloquer les pubs… Prenez 30 secondes pour répondre au petit sondage suivant.

Source: InformationWeek, par J. Nicholas Hoover (septembre 19, 2008 13h18)

Google a indiqué travailler dur pour que les futures extensions conservent la stabilité de Chrome, à la différence des add-ons pour Firefox et Internet Explorer.

Le nouveau navigateur de Google supportera à terme les extensions à la manière de Firefox et les scripts utilisateurs tel que le permet Greasemonkey, a indiqué Ojan Vafai, ingénieur chez Google, vendredi à l’occasion d’une réunion-débat sur le futur des navigateurs à l’Expo du Web 2.0 à New York (19 septembre 2008).

« Il y a deux types d’extensions, » a expliqué Vafai. « Les extensions à la manière de Firefox, qui « prolongent » en quelque sorte votre navigateur et les scripts utilisateur. Nous comptons implémenter les deux dans Chrome. » Le fondateur de Greasemonkey, Aaron Boodman, fait également partie de l’équipe de Chrome.

Chrome est sorti au début du mois et avait dès la première semaine déjà été téléchargé presque 2 millions de fois, positionnant de facto Chrome comme un nouveau concurrent sérieux à Mozilla Firefox et à Microsoft Internet Explorer. Il assure un certain nombre de fonctionnalités différemment de l’un ou de l’autre, tel que par exemple le fait d’isoler les onglets pour des raisons de fiabilité, afin que chacun soit traité presque comme une instance séparée du navigateur.

Vafai a averti que Google travaillerait dur afin de s’assurer que son nouveau paradigme ne nuirait pas à la stabilité de Chrome. « Nous espérons le faire convenablement» a-t-il ajouté. « Comme l’ont remarqué beaucoup de gens, il y a dans Firefox de réels problèmes d’instabilité.»

Il y a eu quelques remarques comme quoi Google cherchait à prendre la relève de Windows avec son Chrome, mais Vafai a moqué cette perspective. « C’est la nuit et le jour de comparer un système d’exploitation et un navigateur Internet. Ce sont réellement deux choses totalement différentes. Il y a un tas de choses construites dans les navigateurs qui sont dépendantes du système d’exploitation, tel que le rendu de la police. On ne comprend même pas ce qu’implique de remplacer le système d’exploitation par un navigateur. »

Brendan Eich, le Directeur Technique de Mozilla , dans le panel aux côtés de Vafai et de Chris Wilson, l’architecte plate-forme d’Internet Explorer, a indiqué que Mozilla considérait la manière dont Google traite les onglets comme une manière potentielle d’améliorer la stabilité de Firefox avec les extensions. «Il y a de bonnes techniques d’isolation des processus dans Chrome et nous sommes en train de les examiner. Nous allons pour notre part simplement chercher de meilleures techniques d’isolation pour la sécurité et l’intégrité.»

Pour Microsoft, Wilson a noté que bien qu’Internet Explorer supporte les extensions depuis longtemps , elles peuvent « être assez lourdes à écrire aujourd’hui. » Il a dit qu’il aimerait améliorer l’environnement pour les extensions dans IE, mais n’a pas fourni plus de détails. Il a également remis en question l’utilisation des scripts utilisateur comme étant un risque pour la vie privée des utilisateurs qui ne sont pas techniquement compétents.

Wilson, Eich et Vafai ont tous trois apporté leur appui au développement continu des normes du Web comme HTML 5 et CSS 2.1, et ont indiqué des fonctionnalités que leurs navigateurs respectifs prennent en charge dans ces normes. C’est un changement de position particulièrement notable pour Microsoft, qui a jusqu’à Internet Explorer 8 souvent résisté à soutenir certaines normes naissantes du Web par préférence pour la compatibilité passée.

Une norme que Microsoft ne supporte pas dans IE8 est un vecteur standard appelé Canvas dans HTML 5. Au début de l’année, Mike Schroepfer, alors ingénieur chez Mozilla avait critiqué le non-support de Canvas par Microsoft, leur reprochant de promouvoir plutôt leur propre technologie propriétaire avec Silverlight. Cependant Wilson a peut-être rendu cette critique obsolète en affirmant vendredi que « le support des vecteurs graphiques est la prochaine chose sur laquelle nous devons travailler» dans Internet Explorer. Wilson a également dit que les futures versions d’Internet Explorer prendraient en charge la géo-localisation et que d’autres navigateurs la supporteront certainement aussi.

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Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 20, 2008 at 7:06

Categories: Chrome, Extension, Firefox, Fonctionnalités, Google, Internet Explorer, Microsoft, Mozilla, Stratégie   Tags:

Pas de Chrome pour Mac: "c’est embarassant" reconnaît le co-fondateur de Google

Source: All Things Digital

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, voici une vidéo prise lors du lancement de Chrome par Google, le 2 septembre dernier, depuis son QG de Mountain View, en Californie. Sergey Brin, le co-fondateur de Google, est arrivé en retard et habillé de manière assez décontractée. (Vous remarquerez ses superbes Crocs rouges)

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L’autre co-fondateur Larry Page y fait également une petite apparition.

Brin y parle aussi bien du développement de Chrome que des perspectives d’affaires pour Google.

Dans une interview, après la conférence de presse, il parle ensuite de la part de marché potentielle pour Chrome, de la version pour Mac et de la réaction de la compagnie-qu’on-ne-peut-trop-citer-Microsoft.

Il demande alors à la journaliste qui l’interviewe si elle comptait essayer Chrome.
Et elle de répondre: « Mais vous n’avez pas de version Mac, bébé, donc non. »
« Je sais, je sais, c’est embarassant » renchérit Brin.
« Quand est-ce que ça sort » lui demande alors la journaliste? »
Se sentant bien dépourvu sur le coup, Brin continue: « Euh, je n’ai pas vraiment de date à vous donner. Je vais devoir vous recontacter… Je demande tous les jours. J’espère que ce sera une question de mois… »

Eh bien au moins, une chose est certaine, c’est certainement « embarassant » pour plus d’un!

La vidéo :

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 17, 2008 at 8:00

Categories: Chrome, Google, Mac, Microsoft, Stratégie, Vidéo   Tags:

Google a intégré du code Microsoft dans Chrome

Source: ZDnet.fr

Le navigateur de Google ne repose pas seulement sur WebKit, également la base de Safari d’Apple, ou des composants issus de Firefox. Il intègre du code Microsoft, comme le souligne sur son blog Scott Hanselman, un développeur indépendant de l’éditeur de Redmond.

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Google n’a donc pas hésité à regarder du côté de son principal concurrent pour développer Chrome, puisqu’il a exploité la bibliothèque WTL (Windows Template Library), comme cela est clairement indiqué dans licence du navigateur. Cette dernière compte d’ailleurs pas moins de 24 références à du code issu de programmes tiers, dont WebKit et la « Mozilla interface to Java Plugin APIs ».

Du code issu d’une licence ouverte de Microsoft

Windows Template Library (WTL) est disponible depuis 2004 en licence open source : la « Microsoft Permissive License » (Ms-PL), une des premières initiatives de licence « ouverte » de la firme de Redmond. Elle autorise donc Google à récupérer le code pour développer son navigateur lui-même open source.

WTL est une sorte de boîte à outils graphique pour Windows, créée par Nenad Stefanovic de Microsoft, qui cherchait une alternative au MFC (Microsoft Foundation Classes). WTL permet d’implémenter différents éléments d’interface

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 15, 2008 at 11:05

Categories: Chrome, Google, Microsoft   Tags: