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Chrome ralentit votre ordinateur?
Si vous avez des problèmes de lenteur de votre PC, ça pourrait certainement vous intéresser… N’hésitez pas à commenter!
Depuis quelques jours, je trouvais mon PC pas très réactif. Quand au login, il était très-très long (50 secondes au lieu des 3-4 secondes habituelles).
J’ai supprimé Chrome + GoogleUpdate. Miracle, tout va aussi vite qu’avant (j’ai rebooté 2 fois pour bien vérifier : c’est vérifié).
Que pouvait bien transmettre GoogleUpdate à ses maîtres ??? les milliers de bookmarks que j’ai accumulé au fil des ans ?
Si quelqu’un a du temps à perdre, je propose l’expérience suivante avant la désinstallation de GoogleUpdate : vider son bookmark. Noter le temps de reboot+login.
Mettre 50.000 bookmarks dans son navigateur favori (IE ou Firefox). Noter le temps de reboot+login.
Suivant résultat faire ou non un procès à Google.
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Firefox, Chrome, Safari et Internet Explorer : quatre stratégies
Source: ZDnet, par Louis Nogès
NB: Il est fait référence dans cet article à un « butineur ». Ne vous inquiétez pas, ce n’est ni un bug (insecte) ni une nouvelle manière de nommer nos chers navigateurs… Ce n’est que le terme québécois pour navigateur! Fureteur est un autre synonyme!
L’arrivée de Chrome, le butineur de Google, va-t-elle relancer la “guerre” des navigateurs ?
Pour répondre à cette question, il est important d’analyser la stratégie des quatre grands acteurs de ce marché clef.
Ceci ne veut pas dire que les autres fournisseurs, tels qu’Opera, n’ont pas de bons produits ; il faut simplement constater que les “autres” représentent aujourd’hui moins de 3 % de part du marché des butineurs.
Prenons l’exemple de PCInpact ; c’est un site fréquenté par des fans de l’informatique ; il est représentatif des personnes qui ont pu choisir leur butineur favori.
Ces mesures, réalisées quelques jours après l’arrivée de Chrome, le mettent déjà à égalité avec Opera.
Quel butineur, demain, dans les entreprises ?
Dans les entreprises, et en particulier dans les grandes, une majorité de DSI ont maintenu le quasi monopole d’Internet Explorer.
IE 6, l’arrière grand père des navigateurs, plein de courbatures, de traumatismes, d’anachronismes et de de failles béantes de sécurité, abandonné par tous les internautes “normaux”, est toujours dominant dans les informatiques d’entreprises, où il coule encore de vieux jours tranquilles.
IE6, c’est le “Fidel Castro” des dictatures informatiques, protégé dans son agonie par une baronnie d’informaticiens pour qui le vent de la démocratie n’a pas encore soufflé !
Il est urgent de se séparer d’IE6 ; tous les responsables informatiques vont devoir … prendre une décision !
Quel(s) butineur(s) sera(ont) installé(s) demain dans mon entreprise ?
Le choix d’un ou plusieurs butineurs n’est pas une décision anodine. Il ne peut se faire que dans le contexte d’une réflexion stratégique sur l’avenir et les rôles des postes de travail, outils d’accès aux Systèmes d’Information de demain.
Pour choisir, il faut comprendre ; essayons de décortiquer la stratégie de Mozilla, Google, Apple et Microsoft avant de décider.
Open Source vs Propriétaire
Les solutions Open Source sont de plus en plus dominantes dans les logiciels d’infrastructures (Apache, Eclipse, Linux…).
Les butineurs, qui sont aussi des logiciels d’infrastructures, n’échappent pas à cette règle, comme le montre la spectaculaire montée en puissance de Firefox au cours des 2 dernières années, avec près de 30 % de part de marché en France, mi 2008, selon Xiti.
Open Source ou propriétaire, est-ce important ? Oui !
Aujourd’hui, les positions sont claires :
- Mozilla et Google défendent des solutions 100 % Open Source.
- Apple et Microsoft proposent des solutions propriétaires.
L’un des principes fondateurs des logiciels Open Source est que tout développeur peut enrichir et améliorer le code source d’un produit;
On pourrait appeler cela un “nivellement par le haut”.
Cette course à la qualité est très bénéfique pour les utilisateurs.
Dans le cas des butineurs, c’est évident, comme le montrent deux exemples :
- Les deux principaux “moteurs” des navigateurs, au cœur de la performance et du respect des standards, Webkit et Gecko, Open Source, sont utilisés par trois des principaux butineurs : WebKit par Apple et Google, Gecko par Mozilla.
Mais… rien n’empêche un développeur de Gecko de piocher dans la bibliothèque des améliorations de WebKit, et vice-versa. Cette saine émulation est bonne pour tout le monde ; une innovation importante apportée à l’un des moteurs se trouvera, très vite, dans l’autre.
Microsoft utilise son propre moteur, propriétaire, dont je crois que personne ne connaît le nom. Rien n’interdit à Microsoft de reprendre aussi, dans son code, des composants innovants proposés par WebKit ou GecKo. J’espère, et je suis certain qu’ils le font.
– Il y a quelques jours, deux journalistes ont publié un article au titre “accrocheur”, pour ne pas dire scandaleux :
“Google steals Microsoft Code…” (Google a volé du code Microsoft”)
C’est un exemple, hélas fréquent, de titre mensonger ; les premières lignes de l’article le confirment d’ailleurs.
En fait Google a utilisé, dans Chrome, des composants “Windows Template Library” Code Open Source de Microsoft depuis 2004 !
C’est une excellente nouvelle pour les utilisateurs de Windows car un nouveau navigateur, Chrome, s’adapte mieux à leur OS favori.
Une dernière remarque : la position d’Apple peut paraître ambiguë ; Safari est construit avec beaucoup de composants Open Source, dont le “moteur” Webkit. Le produit final, Safari, lui, est propriétaire, comme Internet Explorer.
Si ces deux butineurs propriétaires proposent des innovations (tout peut arriver !), Google et Mozilla ne pourront pas en profiter rapidement ; dommage pour les internautes.
Résumons : toutes les innovations proposées par Chrome et Firefox peuvent être reprises par IE et Safari ; l’inverse n’est pas vrai.
Performances
Tant que la principale fonction d’un butineur était d’afficher des pages HTML (le Web 1.0 !), personne ne se préoccupait des “performances” de son navigateur. Techniquement, l’arrivée du Web 2.0 correspond à la montée en puissance d’usages plus avancés, et l’émergence d’AJAX, avec JavaScript comme principal langage de développement.
Tous les partisans du client lourd, Microsoft et Adobe en tête, ne ce sont pas privés de décrier JavaScript, son manque de performances, sa lenteur et son inadéquation à des usages professionnels.
Malgré tous ses défauts, JavaScript a un avantage majeur ; il ne demande rien à l’OS du poste de travail !
Heureusement, nos deux champions “Open Source”, Mozilla et Google se sont attelés à ce problème ; il est aujourd’hui… résolu !
Dans les mois qui viennent, nous assisterons toutes les semaines à des débats pour savoir qui, de dernière version de SpyderMonkey”, le moteur JavaScript de Mozilla ou de “V8”, celui de Google, est le plus performant.
Pour le moment, les ß 3.1 de Firefox et 0.2 de Chrome font à peu près jeu égal. Là n’est pas l’essentiel ; ces deux outils ont déjà des performances entre 10 et 30 fois supérieures aux anciens navigateurs tels que IE7.
Cette forte compétition entre les deux champions va continuer à nous apporter son lot d’améliorations spectaculaires. Vive la loi de Moore appliquée aux butineurs !
En résumé : les applications JavaScript, exécutées dans un butineur Firefox ou Chrome élimineront toute sensation de lenteur pour l’immense majorité des utilisateurs ; c’est l’objectif recherché !
Promouvoir les “WebApps”
Une Application Web, ou WebApp, est une application qui s’exécute directement dans le navigateur, sans l’aide d’un logiciel complémentaire qui doit être installé sur l’OS du poste de travail.
On est au cœur d’un débat majeur entre les partisans des solutions RDA et RIA :
- RIA : Rich Internet Application : application Web de haute qualité ergonomique qui s’exécute dans le butineur.
- RDA : Rich DeskTop Application : application Web de haute qualité ergonomique qui a besoin d’un complément sur le poste de travail. Silverlight de Microsoft et AIR de Adobe en sont les plus célèbres representants.
Encore un choix stratégique et difficile ! Ma réponse ne surprendra personne : choisissez RIA ! Pourquoi ?
- RDA a un avantage, transitoire, en termes de performances ; les butineurs modernes vont le réduire à néant.
- RIA a un avantage stratégique, long terme, majeur : une application RIA fonctionnera sur tout butineur moderne, sur tout objet fixe ou mobile, garantissant son universalité et sa pérennité.
Les applications Web 2.0, RIA, en JavaScript, pour butineur moderne, représentent un danger mortel pour les OS des postes de travail. Elles ne les rendent pas inutiles mais, plus grave, sans importance.
L’OS continuera à jouer un rôle utile : être un bon gestionnaire des composants matériels du poste de travail.
Comprendre la stratégie navigateur de nos quatre compères !
A la lumière des lignes précédentes, il devient plus facile de décoder la stratégie des quatre principaux fournisseurs de butineurs.
Mozilla :
La mission de Mozilla est claire : un Web ouvert, respectueux des standards et accessible au plus grand nombre, quels que soient leurs outils d’accès.
Firefox est l’outil parfait pour répondre à cette vision “altruiste”.
En créant un fureteur performant, en obligeant le reste des acteurs à améliorer en permanence leurs propres outils s’ils veulent rester compétitif, Mozilla utilise Firefox comme une “arme pacifique” au service d’un Web de qualité ; personne ne s’en plaindra !
Apple :
Apple a réussi, brillamment, en développant une stratégie d’”intégration” des matériels et logiciels pour fournir à ses clients une ergonomie et une qualité d’usage exceptionnelle. Quelle place tient Safari dans cette stratégie ? Il est de plus en plus difficile de répondre à cette question. Quand Chrome sera disponible sur les Macintosh, dans quelques mois, les utilisateurs d’Apple disposeront de trois excellents butineurs, Chrome, Firefox et Safari. Combien garderont Safari comme butineur principal ?
Safari sur l’iPhone a été l’une des clefs de sa réussite ; pour la première fois, naviguer sur Internet depuis un Smartphone n’était plus un supplice.
Que se passera-t-il si Chrome et Safari Firefox sont aussi disponibles sur iPhone ?
En clair, Safari n’est pas stratégique pour Apple ; sera-t-il encore là dans 3 ans ?
Microsoft :
J’imagine des débats “Cornéliens” au sein des équipes de développement de Microsoft : autour de la table, des représentants des équipes IE 8, Silverlight et Windows 7 :
- IE 8 : nous sommes capables de rivaliser en termes de performances et d’ergonomie avec Firefox et Chrome.
- Silverlight : Danger ! vous pouvez marginaliser les avantages de notre plateforme RDA !
- W 7 : Danger ! Après la “grande réussite populaire” de Vista, merci de ne pas torpiller notre prochain OS en le rendant encore plus insignifiant !
Microsoft fera tout ce qui est en son pouvoir pour prolonger l’intérêt d’un client lourd et défendre sa franchise Windows.
Personne ne met en doute la capacité de ses équipes à proposer un très bon butineur ; IE8 en est la preuve.
Le problème est que c’est une stratégie “Loss-Win” et non pas “Win-Win”.
Un trop grand succès de IE8 creusera un peu plus la tombe de Windows.
Je réitère ma proposition : comme d’excellents butineurs sont déjà disponibles pour Windows, le plus sage pour Microsoft serait d’abandonner les développements de nouvelles versions d’Internet Explorer et de mettre les brillantes équipes internes de Microsoft au service de … Firefox.
Je les vois assez mal travailler avec Google sur Chrome, à moins que … Steve Ballmer ne prenne la direction de ce projet !
Google :
Comme Mozilla, mais pour des raisons beaucoup plus “business”, Google à intérêt à ce que les butineurs deviennent de plus en plus performants, et soient disponibles sur le plus grand nombre d’outils d’accès au Web.
Chrome est clairement au service de cette stratégie ; une version “légère” de Chrome est déjà utilisée sur le G1, le premier téléphone utilisant Android, l’OS Open Source de Google.
Allié objectif de Mozilla, qu’il finance largement, Google n’a pas lancé Chrome comme un butineur anti Firefox, au contraire.
Ces deux outils Open Source, en concurrence loyale comme peuvent l’être deux champions sportifs, vont, ensemble, faire progresser encore plus vite les performances des butineurs.
1 500 millions d’internautes en seront les bénéficiaires ; merci !
Résumé, pour décideurs informatiques
- Le choix d’un butineur est une décision stratégique.
- L’essentiel des applications innovantes et performantes de demain feront un usage intensif de JavaScript.
- Les objets d’accès au Système d’Information de votre entreprise, très diversifiés, et en majorité mobiles ont tous besoin d’un excellent butineur.
- Les butineurs Open Source seront ceux qui proposeront le plus d’innovation.
- Vous avez le choix entre quatre butineurs.
Deux d’entre eux répondent très bien à ce cahier des charges …
Habiller Firefox en Google Chrome
Source: Memoclic Vous aimez la simplicité et l’interface épurée de Google Chrome mais votre coeur balance entre le nouveau navigateur de Google et votre bon vieux Firefox ? Il existe une extension qui devrait peut-être résoudre votre problème. Chromifox est un module complémentaire gratuit destiné aux utilisateurs du navigateur de la Fondation Mozilla qui transformera simplement l’interface de votre Firefox en Google Chrome. Pour l’installer, rendez-vous sur cette page et cliquez sur Add to Firefox. Habillez votre Firefox en Google Chrome Vos menus de Firefox et ses fonctionnalités sont bien entendu conservés, mais prennent l’aspect de Chrome. Voilà de quoi donner un nouveeau souffle à votre navigateur si vous commenciez à vous en lasser. Ils ont tout compris dans la communauté de Firefox. A noter que vos autres programmes complémentaires sont conservés et que les boîtes de dialogue gardent l’apparence de Firefox dans votre nouvelle interface : L’extension Chromifox pour transformer l’interface de votre Firefox en Google Chrome

La SGDN déconseille l’utilisation de navigateurs Bêta
Sur son « portail de la sécurité informatique », le Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN) alerte le grand public au sujet des logiciels non finalisés. Il déconseille ainsi l’utilisation d’IE8, de Chrome ou encore d’Opera 9.6 car il s’agit de versions bêta, donc pas assez fiables.
Le « portail de la sécurité informatique », mis en place en février dernier par le secrétariat général de la Défense nationale (SGDN), distille régulièrement des conseils au grand public, aux professionnels ou PME. En août, il recommandait aux internautes de procéder à toutes les mises à jour de leurs logiciels avant de se ruer sur leurs e-mails et sur Internet à leur retour de vacances.
« La disponibilité immédiate d’un nouveau logiciel destiné au grand public ne doit pas dispenser de prendre des précautions quand ce logiciel n’est pas stabilisé », peut-on lire dans la note. « De manière générale, il est recommandé de ne pas installer ni utiliser, sauf à des fins de tests dans des environnements spécifiques, des logiciels entièrement nouveaux ou présentés dans une nouvelle version majeure, dès leur mise à disposition par l’éditeur ».
Et cette recommandation s’applique « encore davantage aux versions bêta qui, par définition, ne sont pas cautionnées par le fournisseur, lequel souhaite profiter des retours de la communauté informatique pour stabiliser une version définitive ».
La SGDN précise notamment que depuis la publication de la première bêta de Chrome, plusieurs vulnérabilités ont été identifiées, dont seules certaines ont déjà été corrigées.
Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, note sur son blog que Firefox n’est pas concerné par la note de la SGDN. Et pour cause, il n’existe aucune version bêta de Firefox actuellement diffusée par Mozilla.
Comparaison des performances JavaScript des navigateurs
Tous les navigateurs, à l’exception d’Internet Explorer (bien que cela commence à changer), ont misé sur le respect des standards et des recommandations du W3C. Plus récemment, c’est le terrain des performances pures qui a servi aux affrontements, et plus particulièrement les performances JavaScript. Microsoft travaille sur sa machine virtuelle, mais Firefox 3.1 arrivera également avec un nouveau moteur, baptisé TraceMonkey, tandis que Chrome dispose déjà d’une préversion de sa machine V8 et que Safari 4 proposera SquirrelFish Extreme.
Nous avons décidé de passer tous ces navigateurs à travers deux suites de tests DOM/JavaScript : SunSpider, créé par les développeurs du moteur de rendu Webkit, et Dromaeo, créé par ceux de Mozilla. Nous avons pris, quand cela était possible, les dernières versions de chaque navigateur pour tester leurs performances via les nouvelles machines virtuelles JavaScript ajoutées :
- Firefox 3.1 pre-bêta, disponible dans le répertoire des dernières versions de TraceMonkey
- La dernière version d’Opera 9.60, que l’on télécharger depuis cette page
- Internet Explorer 8 bêta 2
- Chrome 0.2.152.1
- Safari 3.1.2 équipé de la dernière version de Webkit (r36712)
À noter que pour Firefox 3.1, nous avons mesuré les résultats avec et sans les options de compilation JIT (Just In Time) de TraceMonkey (chercher « jit » dans le about:config).
Voici les résultats obtenus avec SunSpider :
- Firefox 3.1 avec TraceMonkey : 2144 ms
- Firefox 3.1 sans TraceMonkey : 3470 ms
- Opera 9.60 : 5876 ms
- Internet Explorer 8 : 9013 ms
- Chrome : 2117 ms
- Safari avec Webkit r36712 : 1817 ms
On remarque d’emblée que les trois navigateurs qui s’en sortent le mieux sont les deux à utiliser Webkit accompagné d’une nouvelle machine virtuelle (Safari et Chrome), ainsi que Firefox 3.1 en version pre-bêta, où TraceMonkey semble clairement montrer ses capacités également. Opera et surtout Internet Explorer 8 sont à la traîne.
La suite Dromaeo nous a causé malheureusement plus de problèmes. Nos versions de Firefox et Safari avec Webkit r36712 ont refusé systématiquement de mener le test jusqu’au bout, à cause de plantages répétés. Sous Internet Explorer 8 bêta 2, pas de plantage, mais un blocage à environ un tiers du test (DOM Query), qui ne pouvait pas se finir. De fait, les résultats donnés pour Firefox et Safari ne prennent pas en compte respectivement TraceMonkey et SquirrelFish :
- Firefox 3.1 sans TraceMonkey : 6740 ms
- Opera 9.60 : 9786 ms
- Chrome : 5891 ms
- Safari 3.1.2 : 6990 ms
C’est Chrome qui tire son épingle du jeu, mais les performances du navigateur de Google n’étonnent pas vraiment, beaucoup ayant déjà constaté sa rapidité.
Que peut-on déduire de tout ceci ? En premier lieu, que pratiquement tous les éditeurs sont décidés à accélérer l’exécution du JavaScript. Les conséquences seront multiples, car les sites exploitant cette technologie, et plus globalement tous ceux que l’on peut qualifier de « Web 2.0 », sont de plus en plus nombreux. On citera MySpace, Facebook, Netvibes ou encore les webmails tels que Gmail.
Pour autant, même si les opérations réalisées sur ces sites se réalisent plus rapidement, voire beaucoup plus rapidement, elles ne sont pas représentatives de l’intérêt général que peut représenter un navigateur proprement dit. Par exemple, même si Chrome et le futur Safari 4 promettent de très belles performances, il faudra encore lutter contre un Firefox peut-être légèrement moins rapide, mais accompagné de centaines d’extensions.
Quoi qu’il en soit, les futures versions des navigateurs promettent toutes un affichage plus rapide des pages Web, et l’utilisateur final ne peut que s’en réjouir.
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Chrome supportera les extensions et les scripts utilisateurs!

Ci-après un article sur les déclarations de porte-paroles de Google, Microsoft et Mozilla sur les futures fonctionnalités de leurs navigateurs respectifs. Ces propos ont été recueillis hier, lors de l’Expo du Web 2.0 à New York. On en retient notamment que Chrome prendra en charge les extensions type Firefox ainsi que les scripts utilisateurs (à la Greasemonkey).
Google semble ainsi avoir saisi que ce qui dissuadait encore beaucoup d’utilisateurs fidèles à Firefox de passer à Chrome était le manque de support pour les extensions… C’est donc déjà un bon pas!
La question maintenant reste néanmoins de savoir si oui ou non, Google permettra comme avec Firefox, l’utilisation d’un Adblock pour bloquer les pubs… Prenez 30 secondes pour répondre au petit sondage suivant.
Source: InformationWeek, par J. Nicholas Hoover (septembre 19, 2008 13h18)
Google a indiqué travailler dur pour que les futures extensions conservent la stabilité de Chrome, à la différence des add-ons pour Firefox et Internet Explorer.
Le nouveau navigateur de Google supportera à terme les extensions à la manière de Firefox et les scripts utilisateurs tel que le permet Greasemonkey, a indiqué Ojan Vafai, ingénieur chez Google, vendredi à l’occasion d’une réunion-débat sur le futur des navigateurs à l’Expo du Web 2.0 à New York (19 septembre 2008).
« Il y a deux types d’extensions, » a expliqué Vafai. « Les extensions à la manière de Firefox, qui « prolongent » en quelque sorte votre navigateur et les scripts utilisateur. Nous comptons implémenter les deux dans Chrome. » Le fondateur de Greasemonkey, Aaron Boodman, fait également partie de l’équipe de Chrome.
Chrome est sorti au début du mois et avait dès la première semaine déjà été téléchargé presque 2 millions de fois, positionnant de facto Chrome comme un nouveau concurrent sérieux à Mozilla Firefox et à Microsoft Internet Explorer. Il assure un certain nombre de fonctionnalités différemment de l’un ou de l’autre, tel que par exemple le fait d’isoler les onglets pour des raisons de fiabilité, afin que chacun soit traité presque comme une instance séparée du navigateur.
Vafai a averti que Google travaillerait dur afin de s’assurer que son nouveau paradigme ne nuirait pas à la stabilité de Chrome. « Nous espérons le faire convenablement» a-t-il ajouté. « Comme l’ont remarqué beaucoup de gens, il y a dans Firefox de réels problèmes d’instabilité.»
Il y a eu quelques remarques comme quoi Google cherchait à prendre la relève de Windows avec son Chrome, mais Vafai a moqué cette perspective. « C’est la nuit et le jour de comparer un système d’exploitation et un navigateur Internet. Ce sont réellement deux choses totalement différentes. Il y a un tas de choses construites dans les navigateurs qui sont dépendantes du système d’exploitation, tel que le rendu de la police. On ne comprend même pas ce qu’implique de remplacer le système d’exploitation par un navigateur. »
Brendan Eich, le Directeur Technique de Mozilla , dans le panel aux côtés de Vafai et de Chris Wilson, l’architecte plate-forme d’Internet Explorer, a indiqué que Mozilla considérait la manière dont Google traite les onglets comme une manière potentielle d’améliorer la stabilité de Firefox avec les extensions. «Il y a de bonnes techniques d’isolation des processus dans Chrome et nous sommes en train de les examiner. Nous allons pour notre part simplement chercher de meilleures techniques d’isolation pour la sécurité et l’intégrité.»
Pour Microsoft, Wilson a noté que bien qu’Internet Explorer supporte les extensions depuis longtemps , elles peuvent « être assez lourdes à écrire aujourd’hui. » Il a dit qu’il aimerait améliorer l’environnement pour les extensions dans IE, mais n’a pas fourni plus de détails. Il a également remis en question l’utilisation des scripts utilisateur comme étant un risque pour la vie privée des utilisateurs qui ne sont pas techniquement compétents.
Wilson, Eich et Vafai ont tous trois apporté leur appui au développement continu des normes du Web comme HTML 5 et CSS 2.1, et ont indiqué des fonctionnalités que leurs navigateurs respectifs prennent en charge dans ces normes. C’est un changement de position particulièrement notable pour Microsoft, qui a jusqu’à Internet Explorer 8 souvent résisté à soutenir certaines normes naissantes du Web par préférence pour la compatibilité passée.
Une norme que Microsoft ne supporte pas dans IE8 est un vecteur standard appelé Canvas dans HTML 5. Au début de l’année, Mike Schroepfer, alors ingénieur chez Mozilla avait critiqué le non-support de Canvas par Microsoft, leur reprochant de promouvoir plutôt leur propre technologie propriétaire avec Silverlight. Cependant Wilson a peut-être rendu cette critique obsolète en affirmant vendredi que « le support des vecteurs graphiques est la prochaine chose sur laquelle nous devons travailler» dans Internet Explorer. Wilson a également dit que les futures versions d’Internet Explorer prendraient en charge la géo-localisation et que d’autres navigateurs la supporteront certainement aussi.
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La barre des 5 000 extensions atteinte pour Firefox
La Mozilla Foundation félicite la communauté des développeurs qui a programmé plus de 5 000 extensions pour son navigateur et offert ainsi aux utilisateurs des capacités inégalées de personnalisation de Firefox.
Applications métiers, blocage des pubs, amélioration du téléchargement, capture de vidéos… ces additifs ont permis à Firefox de devenir un outil privilégié pour les développeurs ou les utilisateurs un minimum avertis (voire galerie photo : Les dix extensions Firefox les plus populaires).
« Les extensions demeurent l’un des principaux atouts de Firefox et permettent de répondre aux besoins parfois très pointus des utilisateurs », souligne Tristan Nitot, président de Mozilla Europe. Il rappelle que la plupart de ces additifs sont réalisés par des développeurs indépendants qui exploitent, pour la plupart, le langage XUL.
L’idée de proposer des extensions pour Firefox remonte à la genèse du navigateur. « Firefox est issu de la suite Mozilla qui était bardée de fonctionnalités », poursuit Tristan Nitot. « Notre but étant de fournir un outil simple et léger, il nous a donc fallu supprimer des fonctions. Mais cela était contraire à la philosophie du logiciel libre où toutes les contributions sont les bienvenues et où l’on favorise la participation de chacun. La solution a donc été ces extensions, qui a permis de satisfaire les contributeurs Mozilla, qui ne voyaient ainsi pas leurs développements supprimés du produit, mais juste proposés en tant que complément. Ensuite le phénomène a pris un essor au-delà de nos espérances. »
Un événement en France dédié aux extensions
L’idée de proposer des extensions à Firefox a donc permis de « garder une bonne ambiance au sein de la communauté » et, au passage, d’offrir à l’utilisateur des possibilités inégalées de personnalisation.
Pour présenter toutes ces possibilités, Mozilla organise en France le Mozilla Add-ons Workshop, qui se tiendra le samedi 20 septembre à Paris. Un événement dont la participation est gratuite, financé par Mozilla et coorganisé par XULfr.org. « Nous avons dû arrêté les inscriptions en quelques jours car les places étaient limitées à 150 personnes, et la demande manifestement très importante », indique William Quiviger, responsable communauté Firefox en Europe.
« Cela témoigne de l’intérêt en France pour ces additifs au navigateur libre. La France possède d’ailleurs un des écosystèmes les plus développés au monde autour des extensions. » Au programme de cet événement : des ateliers pour apprendre à coder sa première extension Firefox et des rencontres avec des représentants du projet Mozilla, dont l’Allemand Wladimir Palant, auteur de l’extension AdBlock.
Ensuite les 25 et 26 octobre, se tiendra à Barcelone, le Mozilla Camp Europe qui mettra également l’accent autour des extensions de Firefox.
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Questions/Réponses avec Tristan Nitot, Président de Mozilla Europe

eyrick : De nombreux acteurs du Web, et notamment les Google and Co, se ruent sur le marché du mobile comme un nouvel eldorado, avec beaucoup de « gamelles » et peu de succès. Quelle est la position de Mozilla sur cet élan ?
Tristan Nitot : Sans être un poids lourd, nous aussi nous allons vers le mobile. Nous avons un projet dont le nom de code est « Fennec », qui vise à offrir un Firefox mobile. L’absence de succès des grands acteurs d’Internet sur le mobile reflète le changement de l’industrie du mobile, qui va vers l’ouverture alors que les utilisateurs demandent, exigent même, la possibilité d’utiliser tout type de services Web. Jusqu’à présent, l’opérateur cherchait plutôt à canaliser les utilisateurs vers une poignée de services qu’il contrôlait. Ce modèle est en train de voler en éclats, et j’espère que Mozilla jouera un rôle dans ce changement, que je touve positif.
zazabe : La vraie question est de savoir pourquoi Google, qui finance Mozilla ne participe pas à Firefox ?
Tristan Nitot : Je crois que c’est une question qu’il faut poser à Google. Google participe financièrement, mais de façon marginale, au niveau technique. L’intérêt de Chrome pour Google, c’est d’avoir le contrôle du logiciel, chose qui n’était pas possible pour Firefox, car Mozilla revendique farouchement son indépendance pour rester au service des citoyens du Net.
Jacques : Google Chrome reprend-il ou est-il dérivé, au moins en partie, du code source de Firefox ?
Tristan Nitot : Oui, il y a au moins trois bibliothèques issues de Mozilla que l’on retrouve dans Chrome. Il y a aussi des morceaux de Webkit (qui est déjà utilisé par Safari d’Apple). Il paraît même qu’il y aurait quelques petits bouts de code Microsoft dans Chrome, si j’en crois certaines rumeurs. C’est toute la beauté du logiciel libre : reprendre et assembler des modules en vue de construire le produit qui correspond exactement à ce qu’on cherche.
France : Firefox pourra-t-il utiliser les avancées logicielles annoncées par Chrome ? (Notamment la programmation multitâche à ce que j’ai cru comprendre.)
Tristan Nitot : Pas directement, car nos produits sont architecturés différemment. Mais nous restons attentifs à tout ce qui se fait sur le marché de façon à en faire profiter nos utilisateurs.
Bruno : S’il y a une concurrence n’est-ce pas plutôt entre les deux moteurs de rendu les plus avancés au niveau du respect des standards : Gecko et Webkit ? Et n’est-ce pas plutôt une saine émulation entre deux projet libres ?
Tristan Nitot : Oui, tout à fait, et vous mettez le doigt sur deux choses très importantes : tout d’abord, une chose me paraît essentielle, ce sont deux moteurs libres qui mènent la danse de l’innovation. C’est la preuve de la pertinence du modèle de développement libre. Ensuite, je constate que les deux moteurs sont très respectueux des standards du Web. C’est une excellente nouvelle pour les développeurs Web, mais aussi pour l’avenir du medium en tant que tel. On est dans une situation de concurrence, et donc d’émulation, ce qui est bon pour les utilisateurs, mais aussi dans le respect des standards, ce qui est bon pour le Web. Au final, tout cela est très positf.
Inano : La fondation Mozilla arrive à vivre grâce au trafic généré lorsque les utilisateurs de Firefox utilisent la page de recherche de Google par défaut après une installation. Que se passera-t-il après l’expiration de ce partenariat entre Google et la Fondation Mozilla ?
Tristan Nitot : Ce contrat vient d’être renouvelé pour une période de trois ans, alors qu’auparavant, il ne couvrait que des périodes de deux ans. C’est la preuve que Google tient à ce que Mozilla soit en bonne santé. Par ailleurs, nous avons un fonds de réserve qui nous permet de tenir pendant une longue période sans partenaire. Nous sommes très sereins quant à la pérennité de Mozilla : peu d’organisations peuvent se vanter d’avoir plusieurs années de revenus assurés.
taktilis : Rapidité, interface épurée, intégration des application Web2.0, Chrome laisse plus de place au contenu. Pensez-vous que c’est la bonne direction ? Est-ce que les futurs Firefox iront également dans cette direction ?
Tristan Nitot : Chez Mozilla nous avons toujours cherché à ce que le navigateur se fasse oublier, qu’il se mette au service de l’utilisateur, qui cherche plus un contenu qu’un navigateur. En cela, Chrome est proche de Firefox.
John_Mohune : Est-ce que Mozilla va étendre son offre logicielle de la même manière que Google, qui propose une multitude de services ? Pour être plus précis, travaillez-vous actuellement sur d’autres logiciels qu’un navigateur et un client de messagerie ? Je pense ici particulièrement à la théorie du « cloud computing » ou « théorie des nuages » concernant des applications en ligne.
Tristan Nitot : Nous avons actuellement un projet des Mozilla labs qui s’appelle « Weave », qui vise à offrir un service en ligne en complément du navigateur pour y stocker son profil utilisateur en toute sécurité, car protégé par une méthode de chiffrement. Je vous encourage à visiter labs.mozilla.com pour tester le service et discuter de ses fonctionnalités.
Kilian : Pensez-vous que Chrome soit une des premières pierres d’un futur OS [Système d'exploitation] Google ? Celui-ci, comme Léopard, trouverait sa déclinaison mobile dans Android ?
Tristan Nitot : Je pense qu’aujourd’hui les systèmes d’exploitation ont de moins en moins d’importance. Pour Google, peu importe que vous utilisiez OS X, Windows ou GNU/Linux. Pour eux, ce qui compte, c’est que vous ayez un navigateur compatible avec leurs applications. Alors pourquoi pas un système d’exploitation à base de Linux équipé de Chrome ? On voit déjà des systèmes de ce genre, par exemple le eeePC, le Linutop ou l’OLPC. En fait, il faudrait poser la question à Google !
Olivier_1 : Certaines entreprises ont investi du temps et de l’argent dans XUL [XML-Based User Interface Language, un langage de description d'interfaces graphiques] : quel avenir pour cette technologie, en dehors de son utilisation par la Fondation Mozilla ?
Tristan Nitot : C’est une technologie libre, et donc chacun peut en faire ce qu’il veut. Les applications en XUL sont de plus en plus nombreuses et l’arrivée de XUL sur le mobile ne fait que renforcer la pérennité de cette technologie.
mathieu_1 : Pourquoi Google n’a pas simplement fourni des équipes au Projet Firefox (ou même IE…) plutôt que de faire son propre navigateur si ce n’est pour le contrôler et injecter de la pub ou faire des statistiques avec nos recherches par exemple ?
Tristan Nitot : Vous mettez le doigt sur une question essentielle, sur la différence entre Mozilla et Google. Mozilla fait un navigateur pour les internautes. Les motivations de Google sont forcément différentes… Il est important de se poser ce genre de question.
Tristan Nitot : Non, absolument pas. Cela dit, je serais curieux de voir la réaction de Google si un tel mécanisme devait être proposé pour Chrome.
Pigeonus : Comment percevez-vous l’avenir pour Firefox. La venue de Chrome modifie-t-elle la politique de développement de Firefox?
Tristan Nitot : Non, pour nous, Chrome n’est pas vraiment une surprise, et notre mission ne change pas : nous cherchons toujours à offrir à nos utilisateurs un navigateur simple, sécurisé, qui permette à chacun de participer.
sebastien : Les développeurs objectent souvent que le code de Firefox est devenu très lourd et que c’est un des facteurs qui aurait poussé Google à ne pas utiliser le tronc commun de Firefox (XPCom) pour développer Chrome. Est-il envisagé de simplifier cette base afin d’avoir une communauté plus compétitive face aux géants ?
Tristan Nitot : Firefox 3 a déjà démontré d’immenses progrès en termes de performances et d’utilisation mémoire. Cela dit, le meilleur reste à venir. Nous travaillons par ailleurs à simplifier le code de Gecko de façon à abaisser les barrières à l’entrée et permettre à plus de monde de participer au développement de nos logiciels.
Nelio : La nouvelle version 3 de Mozilla Firefox devait corriger les problèmes liés à l’encombrement mémoire jugé beaucoup trop importants dans la version 2. Cependant, il s’est avéré que dans la version 3, aucune réelle avancée ne s’est effectuée. Ne craignez-vous donc pas que les utilisateurs de Firefox jugés comme des utilisateurs avancés d’Internet ne se tournent vers Chrome afin d’améliorer leur navigation ?
Tristan Nitot : Je pense au contraire que les progrès réalisés avec Firefox 3 sont réels et perceptibles. Alors que, paradoxalement, l’architecture de Chrome, avec ses processus séparés, fait qu’il consomme souvent plus de mémoire que Firefox. En ce qui concerne la rapidité d’exécution de JavaScript, nous avons dans nos cartons la technologie TraceMonkey, qui va permettre à Mozilla de faire un bond en avant dans ce domaine lors de la sortie de Firefox 3.1 dans les mois à venir. Les grands perdants de cette bataille technologique seront les éditeurs de navigateurs propriétaires, Microsoft en tête.
guillaume : Pouvez-vous expliquer les discussions en cours sur l’intégration de Firefox dans Ubuntu avec EULA (contrat de licence). Quel est votre point de vue ? A votre avis, quelle solution sera trouvée ?
Tristan Nitot : Pour récapituler, pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a eu un bug qui a fait que les utilisateurs d’Ubuntu ont vu s’afficher une fenêtre avec un texte juridique qu’ils devaient accepter avant de pouvoir utiliser le logiciel. Le problème est en voie de correction, avec une solution infiniment plus élégante qui devrait, j’espère, profiter aussi aux utilisateurs de Mac et de Windows.
cyrano : Pensez-vous qu’un jour Microsoft puisse utiliser les brevets logiciels comme arme pour combattre Mozilla et Google ?
Tristan Nitot : Les brevets logiciels sont dangereux pour toute l’industrie informatique. Aux Etats-Unis, on se rend compte qu’ils sont un véritable frein à l’innovation car ils ne bénéficient pas aux inventeurs, mais plutôt aux juristes et à certaines sociétés dont le métier consiste à racketter ceux qui inventent. En Europe, les brevets logiciels ne sont pas encore officiellement acceptés, mais c’est un sujet d’actualité. Il est essentiel que l’Europe rejette un système inspiré du modèle américain, alors que les Américains eux-mêmes réalisent qu’il est aberrant. L’Europe a tout à perdre en ratifiant les brevets logiciels.
Totoro_Lambert : Il est très facile de changer de navigateur, ce n’est pas comme changer d’auto ou de métier. C’est gratuit et pour ainsi dire sans conséquences. Ces « dominations » de navigateurs étant ephémères (actuellement de quelques années), comment Google pourrait-il vérrouiller le marché comme l’a fait Microsoft avec Windows (mais pas avec Explorer, la preuve…) ?
Tristan Nitot : Je ne crois pas que Google veuille verrouiller le marché des navigateurs. Pour eux, le navigateur est stratégique car la quasi-totalité des services de Google passent par un navigateur. Et c’est forcément très inconfortable pour Google de dépendre à 60 % de Microsoft pour pouvoir s’adresser à ses propres clients. Chrome et Firefox sont pour Google deux façons de limiter sa dépendance vis-à-vis de Microsoft, qui a juré la mort de Google. Par contre, l’avenir de Google ne dépend pas à moyen terme d’un éventuel monopole de Chrome sur le marché des navigateurs.
severin : Pensez-vous que Chrome va permettre à Google de proposer de nouvelles applications uniquement comptatibles avec leur navigateur ? (utilisation du navigateur en mode client lourd comme une alternative à la technologie Flash par exemple ?)
Tristan Nitot : C’est une très bonne question. Ce serait totalement contraire à l’esprit du Web qui, je crois, est présent dans l’ADN de Google. Par ailleurs, il faudrait que Chrome domine le marché des navigateurs pour que ce soit quelque chose de faisable. Dans l’état actuel des choses, votre hypothèse me paraît très improbable. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ?
Thierry_FOo : Avec Chrome, Google pourrait-il bouleverser le marché de la vidéo en ligne en utilisant dans Chrome un format vidéo ouvert (Ogg Theora), et non plus Flash vidéo, et aussi dans YouTube, son stock de contenus. (D’ailleurs Firefox va aussi proposer ce format vidéo prochainement.)
Tristan Nitot : Je suis très favorable à l’adoption des formats ouverts compte tenu du potentiel qu’ils offrent. Souvenons-nous que sans formats ouverts, il n’y aurait pas de Web, tout simplement ! J’aimerais donc beaucoup que Chrome adopte Ogg Theora ainsi que YouTube. Mais j’ignore si cela fait partie de leurs plans.
sebastien : Chrome est un projet Open Source, tout comme Firefox, est-ce un danger potentiel que la communauté des développeurs passent de Firefox à Google Chrome ?
Tristan Nitot : Je crois que la nature ouverte d’une part, et à but non lucratif d’autre part, de Mozilla est plus attirante pour les acteurs de la communauté. Aujourd’hui, Webkit est utilisé par Apple et Google, deux sociétés très compétentes techniquement mais qui ont le culte du secret. Est-ce que ce culte du secret est compatible avec un développement communautaire ? Je ne le pense pas. Mais je peux me tromper.
sebastien : Puisque Chrome est open source est-il envisageable (et envisagé) d’avoir une fusion des deux navigateurs, une sorte de plug-in Gecko pour Chrome ?Tristan Nitot : Gecko et Webkit ne sont pas interchangeables, car Gecko fait beaucoup plus de choses que Webkit. Cela rend votre hypothèse improbable.
srcmax : Depuis la sortie de Google Chrome, avez-vous reçu des statistiques « officielles » concernant le pourcentage d’utilisation de Firefox. Si oui, Google Chrome grignote-t-il sur les parts de marché de Firefox ? Le pourcentage d’utilisation de Firefox diminue-t-il ou est-ce celui de Internet Explorer ?
Tristan Nitot : Ce qu’on voit pour l’instant, c’est que Chrome a connu quelques jours d’engouement, et que son utilisation tend à baisser. Parallèlement, Firefox 3 est de plus en plus utilisé, car les utilisateurs de Firefox 2 passent à la version 3.
seb_1 : Chrome ne va t-il pas vous obliger à suivre ou devancer les avancées technologiques qui seront engagées ? Pourrez-vous rester fidèle à des principes de « respect des règles du Web » si une telle course est lancée ?
Tristan Nitot : Le jeu n’a pas radicalement changé avec l’arrivée de Chrome, nous étions déjà en concurrence avec Microsoft, Apple et Opera. Chrome vient juste renforcer la concurrence qui, même si elle n’est pas toujours confortable, va probablement bénéficier aux utilisateurs.
guillaume : Avez-vous lu la BD de Chrome et qu’en pensez-vous ?
Jarvis : Google (le créateur de Chrome) a « vendu » son produit comme « open source » au travers d’une BD. Cependant, si j’ai bien compris, le binaire (le .exe pour windows) n’est pas libre (avec la signature d’un contrat « big brother ») alors que les sources qui ne sont pas complètes sont libres (chromium). Ainsi Google aurait fait de la publicité mensongère en quelque sorte ?
Tristan Nitot : La BD est un moyen très original de faire passer des concepts complexes. C’est aussi une façon de contrôler la communication, puisque presque tous les blogueurs et publications y ont pioché de quoi illustrer leurs articles. Il y a effectivement une ambiguïté sur la réelle nature libre de Chrome. En effet, Chromium est libre, on peut télécharger son code source, mais Chrome est un surensemble de Chromium. Il y a donc des parties non libres de code qui tournent dans votre ordinateur quand vous installez Chrome. En particulier le service de mise à jour qui reste en permanence en mémoire même quand vous n’utilisez pas Chrome. Il n’est donc pas possible de dire que Chrome est 100 % libre, même si l’essentiel du code source est disponible.
Bruno Corsu : Comment peut-on utiliser Google Chrome avec désinvolture lorsque l’on sait – et Google ne s’en cache pas – que toutes les données personnelles et les habitudes de navigation sont dûment recueillies et étudiées par Google ? N’est-ce pas une nouvelle forme de fichage des internautes et une nouvelle atteinte aux droits individuels ?
Tristan Nitot : Je crois qu’il est essentiel, dans notre société de plus en plus connectée, que l’on ait ce débat sur le respect de la vie privée. Malheureusement, bon nombre de nos concitoyens bradent leur vie privée en échange de services prétendument « gratuits ». Je pense qu’on finira par réaliser que notre vie privée n’a effectivement pas de prix. J’espère juste que ce ne sera pas trop tard.
Hugues : Est-ce que Mozilla va positionner Firefox comme le navigateur « Anti Google Chrome » pour sa politique de confidentialité (effacement des traces, des cookies…) ?
Tristan Nitot : Le respect de la vie privée, chez Mozilla, n’est pas pris à la légère. Pourtant, bien connaître l’utilisateur permet souvent de mieux le servir. Par exemple, dans Firefox 3, la « barre d’adresse intelligente » utilise votre historique de navigation pour suggérer des pages que vous pourriez avoir envie de visiter. Ces données sont utilisées pour rendre Firefox plus pertinent, plus puissant. Mais elles ne quittent JAMAIS votre disque dur, elles ne sont pas envoyées vers un serveur central. Le projet « Weave » dont je parlais tout à l’heure repose sur une architecture où tout est chiffré, ce qui fait que vous êtes le seul à pouvoir accéder à ces données. Même Mozilla, qui hébergerait, si vous le souhaitez, vos données, ne pourrait pas voir le contenu. C’est aussi pour nous une façon de démontrer qu’on peut offrir des services en ligne sans pour autant « espionner » nos utilisateurs. Par ailleurs, « Weave » sera un logiciel libre, et il est prévu que d’autres organisations pourront héberger leur propre service « Weave » et ainsi être absolument certaines de la confidentialité de ces données.
JSM : En résumé, avec Chrome, Google veut-il jouer les ‘Big Browser’ ou les ‘Big Brother’ ?
Tristan Nitot : Je crois qu’il faut leur poser la question, tout simplement ! C’est d’ailleurs paradoxal que ce soit à moi de répondre aux questions sur Chrome, non ? Je vois qu’on arrive au bout du temps imparti, même s’il reste encore beaucoup de questions. C’était une session passionnante. Je suis ravi d’avoir pu aborder des sujets essentiels, comme le respect de la vie privée et les brevets logiciels, avec vous. Le choix d’un logiciel n’est jamais banal, car il conditionne bien souvent les usages sans même qu’on s’en rende compte. Merci encore pour toutes vos questions, et à une prochaine fois, j’espère !
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Historique des navigateurs Internet
Source: Wikipédia
Ci-après, vous trouverez un diagramme de l’historique des navigateurs Internet, du premier WordWideWeb/Nexus à Google Chrome aujourd’hui, en passant par Netscape, AOL et autres iCab.
Ci-après un tableur listant les principaux navigateurs et leur année de sortie:
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