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Comparatif

Tableau comparatif Chrome vs Firefox 3, IE 6, IE 7, IE8 et Opera 9.5


Source: PCInfo-Web

1 comment - What do you think?  Posted by Hayssam - avril 15, 2009 at 12:42

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Internet Explorer, Opera   Tags:

Google Chrome, le coup de grâce à Microsoft ?

Source: Contre-feux, par Hayssam Hoballah

Chrome, le tout nouveau navigateur Internet « made in Google », est une petite révolution dans la stratégie du célèbre moteur de recherche, qui piétine les plates-bandes de Microsoft… Et s’approche toujours plus du système d’exploitation.

Jusque-là cantonné au rôle de fournisseur de services « gratuits » dont la stratégie est basée sur la publicité, le géant de Mountain View se rapproche, avec Chrome, d’une position de domination totale sur le marché, et semble déterminé à conforter sa position de leader devant son plus grand concurrent, Microsoft.

Google n’en est pas à sa première incursion dans Microsoft-land. Il s’était déjà attaqué à la recherche de fichiers présents sur le disque dur, à la suite bureautique, au chat… autant d’activités historiquement liées à la firme de Bill Gates. Mais avec Chrome, la concurrence entre
les deux géants s’intensifie et touche à son paroxysme.

Aperçu des antécédents

Google Desktop : la recherche locale de Google se substitue à la fonction de recherche basique qu’offrait Windows XP. On commence déjà à s’intégrer à Windows…

Gmail : Google s’attaque ici à l’un des fleurons sur Internet de Microsoft, Hotmail. Microsoft commence à réaliser son retard sur Internet et à considérer Google comme un sérieux concurrent.

Google Documents : attaque directe de Google à un produit de Microsoft, la suite Office. Google propose ce service gratuitement, et le fournit en ligne en présentant Documents comme une alternative gratuite et fiable à Office.

Google Talk :
La guerre est déclarée. Avec moins de succès mais autant d’efficacité, Google continue à offrir plus de convergence à ses utilisateurs avec son client chat, concurrent direct de MSN Messenger. Microsoft étant déjà bien ancré sur ce créneau, Talk a du mal à convaincre. Mais Google n’a pas dit son dernier mot et intègre Talk directement dans Gmail.

iGoogle :
Google lance son portail personnalisable et modulable, réponse au portail MSN de Microsoft. Google y intègre entre autres Gmail et Google Documents, ainsi que d’autres modules de parties tierces. MSN ne fait pas le poids et doit se réinventer un modèle, qui sans surprise se rapproche de iGoogle.

La tendance du tout-en-ligne

Google Chrome annonce l’avènement d’une stratégie nouvelle, celle du tout-Google-OS-inclus. Nous passons de plus en plus de temps avec une fenêtre de navigateur Internet ouverte, plutôt qu’avec une application locale, car nos applications et nos données sont de plus en plus hébergées à distance. La tendance est nette : le tout-en-ligne. Et le message de Google est clair : le futur sera Google ou ne sera pas.

Google a déjà une domination écrasante en ligne, ses services sont nombreux et en constante évolution. Mais pour pouvoir y accéder, un internaute doit encore utiliser un terminal physique ainsi qu’un système d’exploitation, et surtout un navigateur web… Ces contraintes ne sont pas du goût de Google : non seulement leurs services sont dépendants de la compatibilité avec les applications tierces, mais surtout ils n’ont aucun contrôle sur les données cruciales qui transitent par ces applications tierces.

Pour se développer, la multinationale s’est fixé pour mission d’organiser l’information mondiale. Autant dire que tous les moyens sont bons ! Surtout si cela passe par ces petits cookies pleins d’informations personnelles laissés sur notre disque dur lorsqu’on navigue sur Internet. Ces retours d’informations ont une valeur capitale. En connaissant mieux ses utilisateurs, Google cible
ainsi mieux ses publicités, ses annonceurs en ont pour leur argent, et Google également. Win-win comme on dit outre-atlantique…

Qui perd dans cette histoire ? La réponse est simple : Microsoft et son Internet Explorer. Non seulement IE était déjà assez mauvais et ne faisait guère le poids face à Mozilla Firefox, mais avec les prochaines versions de Chrome, il y a de fortes chances pour que ce dernier devienne un navigateur grand public au même titre qu’Internet Explorer, notamment grâce à la convergence de services proposés.

Google OS ?

Encore plus inquiétant pour Microsoft sont les perspectives de transfert graduel des activités locales vers un bureau en ligne, une sorte de Google OS ou système d’exploitation Google, extension hébergée à distance. Le navigateur web est le premier pas dans cette direction, et
il est aisé d’imaginer à l’avenir un terminal physique (ordinateur ou mobile) sur lequel serait installé un OS minimal avec comme élément central un navigateur Internet surpuissant permettant d’accéder en ligne à toutes ses applications. Bien sûr il faudra toujours une version des documents hébergée localement pour pouvoir travailler sans connexion Internet. Mais là aussi, Google a pensé à tout, avec son extension Gears qui permet de faire fonctionner ses applications hors-ligne.

Comparaison et perspectives

Malgré la stratégie de choc de Google, Microsoft est une multinationale présente sur de nombreux créneaux, et dont les résultats sont autrement plus importants que ceux de Google. Quelques statistiques du mois dernier :

L’âge de Google : 10
L’âge de Microsoft : 33

Revenu de Google durant les 4 derniers trimestres : $19.6 milliards
Revenu de Microsoft durant les 4 derniers trimestres : $60.4 milliards

Revenu de Microsoft à l’âge de 10 ans : $140 millions
($279 millions en dollars d’aujourd’hui)

Employés de Google, à partir du 30 juin : 19.604
Employés de Microsoft, à partir du 31 mai : 89.809

Valeur marchande de Google : $142 milliards
Valeur marchande de Microsoft : $241 milliards

Recherches mondiales sur Google en juillet : 48.7 milliards
Recherches mondiales sur Microsoft en juillet : 2.3 milliards

Microsoft reste un mastodonte. Mais au vu du transfert des activités bureautiques sur Internet et de la capacité d’innovation de Google, le nombre de recherches effectuées sur les moteurs respectifs des deux sociétés en dit long sur les perspectives d’avenir de chacune. Cet avenir passe par Google Chrome.

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Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - octobre 24, 2008 at 8:00

Categories: Chrome, Comparatif, Google, Internet Explorer, Microsoft   Tags:

Firefox, Chrome, Safari et Internet Explorer : quatre stratégies

Source: ZDnet, par Louis Nogès

NB: Il est fait référence dans cet article à un « butineur ». Ne vous inquiétez pas, ce n’est ni un bug (insecte) ni une nouvelle manière de nommer nos chers navigateurs… Ce n’est que le terme québécois pour navigateur! Fureteur est un autre synonyme! :)


Logos 4 navigateurs  L’arrivée de Chrome, le butineur de Google, va-t-elle relancer la “guerre” des navigateurs ?

Pour répondre à cette question, il est important d’analyser la stratégie des quatre grands acteurs de ce marché clef.

Ceci ne veut pas dire que les autres fournisseurs, tels qu’Opera, n’ont pas de bons produits ; il faut simplement constater que les “autres” représentent aujourd’hui moins de 3 % de part du marché des butineurs.

Part marché navigateurs PCInpact Prenons l’exemple de PCInpact ; c’est un site fréquenté par des fans de l’informatique ; il est représentatif des personnes qui ont pu choisir leur butineur favori.

Ces mesures, réalisées quelques jours après l’arrivée de Chrome, le mettent déjà à égalité avec Opera.


Quel butineur, demain, dans les entreprises ?

Dans les entreprises, et en particulier dans les grandes, une majorité de DSI ont maintenu le quasi monopole d’Internet Explorer.

IE 6, l’arrière grand père des navigateurs, plein de courbatures, de traumatismes, d’anachronismes et de de failles béantes de sécurité, abandonné par tous les internautes “normaux”, est toujours dominant dans les informatiques d’entreprises, où il coule encore de vieux jours tranquilles.

Fidel Castro vieux IE6, c’est le “Fidel Castro” des dictatures informatiques, protégé dans son agonie par une baronnie d’informaticiens pour qui le vent de la démocratie n’a pas encore soufflé !

Il est urgent de se séparer d’IE6 ; tous les responsables informatiques vont devoir …  prendre une décision !

Quel(s) butineur(s) sera(ont) installé(s) demain dans mon entreprise ?

Le choix d’un ou plusieurs butineurs n’est pas une décision anodine. Il ne peut se faire que dans le contexte d’une réflexion stratégique sur l’avenir et les rôles des postes de travail, outils d’accès aux Systèmes d’Information de demain.

Pour choisir, il faut comprendre ; essayons de décortiquer la stratégie de Mozilla, Google, Apple et Microsoft avant de décider.


Open Source vs Propriétaire

Les solutions Open Source sont de plus en plus dominantes dans les logiciels d’infrastructures (Apache, Eclipse, Linux…).

Les butineurs, qui sont aussi des logiciels d’infrastructures, n’échappent pas à cette règle, comme le montre la spectaculaire montée en puissance de Firefox au cours des 2 dernières années, avec près de 30 % de part de marché en France, mi 2008, selon Xiti.

Open Source ou propriétaire, est-ce important ? Oui !

Aujourd’hui, les positions sont claires :

- Mozilla et Google défendent des solutions 100 % Open Source.

- Apple et Microsoft proposent des solutions propriétaires.

L’un des principes fondateurs des logiciels Open Source est que tout développeur peut enrichir et améliorer le code source d’un produit;

On pourrait appeler cela un “nivellement par le haut”.

Cette course à la qualité est très bénéfique pour les utilisateurs.

Butineur Dans le cas des butineurs, c’est évident, comme le montrent deux exemples :

- Les deux principaux “moteurs” des navigateurs, au cœur de  la performance et du respect des standards, Webkit et Gecko, Open Source, sont utilisés par trois des principaux butineurs : WebKit par Apple et Google, Gecko par Mozilla.

Mais… rien n’empêche un développeur de Gecko de piocher dans la bibliothèque des améliorations de WebKit, et vice-versa. Cette saine émulation est bonne pour tout le monde ; une innovation importante apportée à l’un des moteurs se trouvera, très vite, dans l’autre.

Microsoft utilise son propre moteur, propriétaire, dont je crois que personne ne connaît le nom. Rien n’interdit à Microsoft de reprendre aussi, dans son code, des composants innovants proposés par WebKit ou GecKo. J’espère, et je suis certain qu’ils le font.

Google Steals Microsoft Code – Il y a quelques jours, deux journalistes ont publié un article au titre “accrocheur”, pour ne pas dire scandaleux :

“Google steals Microsoft Code…” (Google a volé du code Microsoft”)

C’est un exemple, hélas fréquent, de titre mensonger ; les premières lignes de l’article le confirment d’ailleurs.

En fait Google a utilisé, dans Chrome, des composants “Windows Template Library” Code Open Source de Microsoft depuis 2004 !

C’est une excellente nouvelle pour les utilisateurs de Windows car un nouveau navigateur, Chrome, s’adapte mieux à leur OS favori.

Une dernière remarque : la position d’Apple peut paraître ambiguë ; Safari est construit avec beaucoup de composants Open Source, dont le “moteur” Webkit. Le produit final, Safari, lui, est propriétaire, comme Internet Explorer.

Si ces deux butineurs propriétaires proposent des innovations (tout peut arriver !), Google et Mozilla ne pourront pas en profiter rapidement ; dommage pour les internautes.

Résumons : toutes les innovations proposées par Chrome et Firefox peuvent être reprises par IE et Safari ; l’inverse n’est pas vrai.


Performances

Tant que la principale fonction d’un butineur était d’afficher des pages HTML (le Web 1.0 !), personne ne se préoccupait des “performances” de son navigateur.

JavaScript for dummies Techniquement, l’arrivée du Web 2.0 correspond à la montée en puissance d’usages plus avancés, et l’émergence d’AJAX, avec JavaScript comme principal langage de développement.

Tous les partisans du client lourd, Microsoft et Adobe en tête, ne ce sont pas privés de décrier JavaScript, son manque de performances, sa lenteur et son inadéquation à des usages professionnels.

Malgré tous ses défauts, JavaScript a un avantage majeur ; il ne demande rien à l’OS du poste de travail !



Chrome Javascript Test

Heureusement, nos deux champions “Open Source”, Mozilla et Google se sont attelés à ce problème ; il est aujourd’hui… résolu !

Dans les mois qui viennent, nous assisterons toutes les semaines à des débats pour savoir qui, de dernière version de SpyderMonkey”, le moteur JavaScript de Mozilla ou de “V8”, celui de Google, est le plus performant.

Pour le moment, les ß 3.1 de Firefox et  0.2 de Chrome font à peu près jeu égal.



Spiderman vs Superman Là n’est pas l’essentiel
; ces deux outils ont déjà des performances entre 10 et 30 fois supérieures aux anciens navigateurs tels que IE7.

Cette forte compétition entre les deux champions va continuer à nous apporter son lot d’améliorations spectaculaires. Vive la loi de Moore appliquée aux butineurs !

En résumé : les applications JavaScript, exécutées dans un butineur Firefox ou Chrome élimineront toute sensation de lenteur pour l’immense majorité des utilisateurs ; c’est l’objectif recherché !


Promouvoir les “WebApps”

Une Application Web, ou WebApp, est une application qui s’exécute directement dans le navigateur, sans l’aide d’un logiciel complémentaire qui doit être installé sur l’OS du poste de travail.

On est au cœur d’un débat majeur entre les partisans des solutions RDA et RIA :

- RIA : Rich Internet Application : application Web de haute qualité ergonomique qui s’exécute dans le butineur.

- RDA : Rich DeskTop Application : application Web de haute qualité ergonomique qui a besoin d’un complément sur le poste de travail. Silverlight de Microsoft et AIR de Adobe en sont les plus célèbres representants.

Encore un choix stratégique et difficile !

Cobra_sculpture  Ma réponse ne surprendra personne : choisissez RIA ! Pourquoi ?

- RDA a un avantage, transitoire, en termes de performances ; les butineurs modernes vont le réduire à néant.
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- RIA a un avantage stratégique, long terme, majeur : une application RIA fonctionnera sur tout butineur moderne, sur tout objet fixe ou mobile, garantissant son universalité et sa pérennité.

Les applications Web 2.0, RIA, en JavaScript, pour butineur moderne, représentent un danger mortel pour les OS des postes de travail. Elles ne les rendent pas inutiles mais, plus grave, sans importance.

L’OS continuera à jouer un rôle utile : être un bon gestionnaire des composants matériels du poste de travail.



Comprendre la stratégie navigateur de nos quatre compères !

A la lumière des lignes précédentes, il devient plus facile de décoder la stratégie des quatre principaux fournisseurs de butineurs.

Mozilla :

La mission de Mozilla est claire : un Web ouvert, respectueux des standards et accessible au plus grand nombre, quels que soient leurs outils d’accès.

Firefox est l’outil parfait pour répondre à cette vision “altruiste”.

En créant un fureteur performant, en obligeant le reste des acteurs à améliorer en permanence leurs propres outils s’ils veulent rester compétitif, Mozilla utilise Firefox comme une “arme pacifique” au service d’un Web de qualité ; personne ne s’en plaindra !

Apple :

Apple a réussi, brillamment, en développant une stratégie d’”intégration” des matériels et logiciels pour fournir à ses clients une ergonomie et une qualité d’usage exceptionnelle.

MacBook & 3 navigateurs Quelle place tient Safari dans cette stratégie ? Il est de plus en plus difficile de répondre à cette question. Quand Chrome sera disponible sur les Macintosh, dans quelques mois, les utilisateurs d’Apple disposeront de trois excellents butineurs, Chrome, Firefox et Safari. Combien garderont Safari comme butineur principal ?

Safari sur l’iPhone a été l’une des clefs de sa réussite ; pour la première fois, naviguer sur Internet depuis un Smartphone n’était plus un supplice.

Que se passera-t-il si Chrome et Safari Firefox sont aussi disponibles sur iPhone ?

En clair, Safari n’est pas stratégique pour Apple ; sera-t-il encore là dans 3 ans ?

Microsoft :

J’imagine des débats “Cornéliens” au sein des équipes de développement de Microsoft : autour de la table, des représentants des équipes IE 8, Silverlight et Windows 7 :

- IE 8 : nous sommes capables de rivaliser en termes de performances et d’ergonomie avec Firefox et Chrome.

- Silverlight : Danger ! vous pouvez marginaliser les avantages de notre plateforme RDA !

- W 7 : Danger ! Après la “grande réussite populaire” de Vista, merci de ne pas torpiller notre prochain OS en le rendant encore plus insignifiant !

Microsoft fera tout ce qui est en son pouvoir pour prolonger l’intérêt d’un client lourd et défendre sa franchise Windows.

Ballmer, I love this company Personne ne met en doute la capacité de ses équipes à proposer un très bon butineur ; IE8 en est la preuve.

Le problème est que c’est une stratégie “Loss-Win” et non pas “Win-Win”.

Un trop grand succès de IE8 creusera un peu plus la tombe de Windows.

Je réitère ma proposition : comme d’excellents butineurs sont déjà disponibles pour Windows, le plus sage pour Microsoft serait d’abandonner les développements de nouvelles versions d’Internet Explorer et de mettre les brillantes équipes internes de Microsoft au service de  … Firefox.

Je les vois assez mal travailler avec Google sur Chrome, à moins que … Steve Ballmer ne prenne la direction de ce projet !

Google :

Comme Mozilla, mais pour des raisons beaucoup plus “business”, Google à intérêt à ce que les butineurs deviennent de plus en plus performants, et soient disponibles sur le plus grand nombre d’outils d’accès au Web.

Chrome est clairement au service de cette stratégie ; une version “légère” de Chrome est déjà utilisée sur le G1, le premier téléphone utilisant Android, l’OS Open Source de Google.

Two olympics Allié objectif de Mozilla, qu’il finance largement, Google n’a pas lancé Chrome comme un butineur anti Firefox, au contraire.

Ces deux outils Open Source, en concurrence loyale comme peuvent l’être deux champions sportifs, vont, ensemble, faire progresser encore plus vite les performances des butineurs.

1 500 millions d’internautes en seront les bénéficiaires ; merci !


Résumé, pour décideurs informatiques

Chess  - Le choix d’un butineur est une décision stratégique.

- L’essentiel des applications innovantes et performantes de demain feront un usage intensif de JavaScript.

- Les objets d’accès au Système d’Information de votre entreprise, très diversifiés, et en majorité mobiles ont tous besoin d’un excellent butineur.

- Les butineurs Open Source seront ceux qui proposeront le plus d’innovation.

- Vous avez le choix entre quatre butineurs.

Deux d’entre eux répondent très bien à ce cahier des charges …



Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 30, 2008 at 8:57

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Google, Mac, Microsoft, Mozilla, Safari, Stratégie   Tags:

Comparaison des performances JavaScript des navigateurs

Source: PCinpact

La guerre des navigateurs est relancée, et à une échelle bien supérieure à l’affrontement entre Internet Explorer et Netscape à l’époque. Depuis que des cendres de ce dernier s’est élevé Firefox, forçant Microsoft à réagir, d’autres ont pris les armes et puisque la bataille a repris, il faut compter aussi sur Opera, Safari et Chrome.

Tous les navigateurs, à l’exception d’Internet Explorer (bien que cela commence à changer), ont misé sur le respect des standards et des recommandations du W3C. Plus récemment, c’est le terrain des performances pures qui a servi aux affrontements, et plus particulièrement les performances JavaScript. Microsoft travaille sur sa machine virtuelle, mais Firefox 3.1 arrivera également avec un nouveau moteur, baptisé TraceMonkey, tandis que Chrome dispose déjà d’une préversion de sa machine V8 et que Safari 4 proposera SquirrelFish Extreme.

Nous avons décidé de passer tous ces navigateurs à travers deux suites de tests DOM/JavaScript : SunSpider, créé par les développeurs du moteur de rendu Webkit, et Dromaeo, créé par ceux de Mozilla. Nous avons pris, quand cela était possible, les dernières versions de chaque navigateur pour tester leurs performances via les nouvelles machines virtuelles JavaScript ajoutées :

À noter que pour Firefox 3.1, nous avons mesuré les résultats avec et sans les options de compilation JIT (Just In Time) de TraceMonkey (chercher « jit » dans le about:config).

Voici les résultats obtenus avec SunSpider :

  • Firefox 3.1 avec TraceMonkey : 2144 ms
  • Firefox 3.1 sans TraceMonkey : 3470 ms
  • Opera 9.60 : 5876 ms
  • Internet Explorer 8 : 9013 ms
  • Chrome : 2117 ms
  • Safari avec Webkit r36712 : 1817 ms

On remarque d’emblée que les trois navigateurs qui s’en sortent le mieux sont les deux à utiliser Webkit accompagné d’une nouvelle machine virtuelle (Safari et Chrome), ainsi que Firefox 3.1 en version pre-bêta, où TraceMonkey semble clairement montrer ses capacités également. Opera et surtout Internet Explorer 8 sont à la traîne.

La suite Dromaeo nous a causé malheureusement plus de problèmes. Nos versions de Firefox et Safari avec Webkit r36712 ont refusé systématiquement de mener le test jusqu’au bout, à cause de plantages répétés. Sous Internet Explorer 8 bêta 2, pas de plantage, mais un blocage à environ un tiers du test (DOM Query), qui ne pouvait pas se finir. De fait, les résultats donnés pour Firefox et Safari ne prennent pas en compte respectivement TraceMonkey et SquirrelFish :

  • Firefox 3.1 sans TraceMonkey : 6740 ms
  • Opera 9.60 : 9786 ms
  • Chrome : 5891 ms
  • Safari 3.1.2 : 6990 ms

C’est Chrome qui tire son épingle du jeu, mais les performances du navigateur de Google n’étonnent pas vraiment, beaucoup ayant déjà constaté sa rapidité.

Que peut-on déduire de tout ceci ? En premier lieu, que pratiquement tous les éditeurs sont décidés à accélérer l’exécution du JavaScript. Les conséquences seront multiples, car les sites exploitant cette technologie, et plus globalement tous ceux que l’on peut qualifier de « Web 2.0 », sont de plus en plus nombreux. On citera MySpace, Facebook, Netvibes ou encore les webmails tels que Gmail.

Pour autant, même si les opérations réalisées sur ces sites se réalisent plus rapidement, voire beaucoup plus rapidement, elles ne sont pas représentatives de l’intérêt général que peut représenter un navigateur proprement dit. Par exemple, même si Chrome et le futur Safari 4 promettent de très belles performances, il faudra encore lutter contre un Firefox peut-être légèrement moins rapide, mais accompagné de centaines d’extensions.

Quoi qu’il en soit, les futures versions des navigateurs promettent toutes un affichage plus rapide des pages Web, et l’utilisateur final ne peut que s’en réjouir.

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 24, 2008 at 10:43

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Internet Explorer, Test   Tags:

Questions/Réponses avec Tristan Nitot, Président de Mozilla Europe





Tristan Nitot est le Président de Mozilla Europe.

Il avait déjà été mentionné dans le post suivant de Comparatif-Chrome.fr
Il était invité hier à discuter en direct avec les lecteurs de Le Monde pour y parler de navigateurs, de logiciels libres et de Google Chrome. A lire absolument!

Source: LeMonde.fr

eyrick : De nombreux acteurs du Web, et notamment les Google and Co, se ruent sur le marché du mobile comme un nouvel eldorado, avec beaucoup de « gamelles » et peu de succès. Quelle est la position de Mozilla sur cet élan ?

Tristan Nitot : Sans être un poids lourd, nous aussi nous allons vers le mobile. Nous avons un projet dont le nom de code est « Fennec », qui vise à offrir un Firefox mobile. L’absence de succès des grands acteurs d’Internet sur le mobile reflète le changement de l’industrie du mobile, qui va vers l’ouverture alors que les utilisateurs demandent, exigent même, la possibilité d’utiliser tout type de services Web. Jusqu’à présent, l’opérateur cherchait plutôt à canaliser les utilisateurs vers une poignée de services qu’il contrôlait. Ce modèle est en train de voler en éclats, et j’espère que Mozilla jouera un rôle dans ce changement, que je touve positif.


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zazabe : La vraie question est de savoir pourquoi Google, qui finance Mozilla ne participe pas à Firefox ?

Tristan Nitot : Je crois que c’est une question qu’il faut poser à Google. Google participe financièrement, mais de façon marginale, au niveau technique. L’intérêt de Chrome pour Google, c’est d’avoir le contrôle du logiciel, chose qui n’était pas possible pour Firefox, car Mozilla revendique farouchement son indépendance pour rester au service des citoyens du Net.

Jacques : Google Chrome reprend-il ou est-il dérivé, au moins en partie, du code source de Firefox ?

Tristan Nitot : Oui, il y a au moins trois bibliothèques issues de Mozilla que l’on retrouve dans Chrome. Il y a aussi des morceaux de Webkit (qui est déjà utilisé par Safari d’Apple). Il paraît même qu’il y aurait quelques petits bouts de code Microsoft dans Chrome, si j’en crois certaines rumeurs. C’est toute la beauté du logiciel libre : reprendre et assembler des modules en vue de construire le produit qui correspond exactement à ce qu’on cherche.

France : Firefox pourra-t-il utiliser les avancées logicielles annoncées par Chrome ? (Notamment la programmation multitâche à ce que j’ai cru comprendre.)

Tristan Nitot : Pas directement, car nos produits sont architecturés différemment. Mais nous restons attentifs à tout ce qui se fait sur le marché de façon à en faire profiter nos utilisateurs.

Bruno : S’il y a une concurrence n’est-ce pas plutôt entre les deux moteurs de rendu les plus avancés au niveau du respect des standards : Gecko et Webkit ? Et n’est-ce pas plutôt une saine émulation entre deux projet libres ?

Tristan Nitot : Oui, tout à fait, et vous mettez le doigt sur deux choses très importantes : tout d’abord, une chose me paraît essentielle, ce sont deux moteurs libres qui mènent la danse de l’innovation. C’est la preuve de la pertinence du modèle de développement libre. Ensuite, je constate que les deux moteurs sont très respectueux des standards du Web. C’est une excellente nouvelle pour les développeurs Web, mais aussi pour l’avenir du medium en tant que tel. On est dans une situation de concurrence, et donc d’émulation, ce qui est bon pour les utilisateurs, mais aussi dans le respect des standards, ce qui est bon pour le Web. Au final, tout cela est très positf.

Inano : La fondation Mozilla arrive à vivre grâce au trafic généré lorsque les utilisateurs de Firefox utilisent la page de recherche de Google par défaut après une installation. Que se passera-t-il après l’expiration de ce partenariat entre Google et la Fondation Mozilla ?

Tristan Nitot : Ce contrat vient d’être renouvelé pour une période de trois ans, alors qu’auparavant, il ne couvrait que des périodes de deux ans. C’est la preuve que Google tient à ce que Mozilla soit en bonne santé. Par ailleurs, nous avons un fonds de réserve qui nous permet de tenir pendant une longue période sans partenaire. Nous sommes très sereins quant à la pérennité de Mozilla : peu d’organisations peuvent se vanter d’avoir plusieurs années de revenus assurés.

taktilis : Rapidité, interface épurée, intégration des application Web2.0, Chrome laisse plus de place au contenu. Pensez-vous que c’est la bonne direction ? Est-ce que les futurs Firefox iront également dans cette direction ?

Tristan Nitot : Chez Mozilla nous avons toujours cherché à ce que le navigateur se fasse oublier, qu’il se mette au service de l’utilisateur, qui cherche plus un contenu qu’un navigateur. En cela, Chrome est proche de Firefox.

John_Mohune : Est-ce que Mozilla va étendre son offre logicielle de la même manière que Google, qui propose une multitude de services ? Pour être plus précis, travaillez-vous actuellement sur d’autres logiciels qu’un navigateur et un client de messagerie ? Je pense ici particulièrement à la théorie du « cloud computing » ou « théorie des nuages » concernant des applications en ligne.

Tristan Nitot : Nous avons actuellement un projet des Mozilla labs qui s’appelle « Weave », qui vise à offrir un service en ligne en complément du navigateur pour y stocker son profil utilisateur en toute sécurité, car protégé par une méthode de chiffrement. Je vous encourage à visiter labs.mozilla.com pour tester le service et discuter de ses fonctionnalités.

Kilian : Pensez-vous que Chrome soit une des premières pierres d’un futur OS [Système d'exploitation] Google ? Celui-ci, comme Léopard, trouverait sa déclinaison mobile dans Android ?

Tristan Nitot : Je pense qu’aujourd’hui les systèmes d’exploitation ont de moins en moins d’importance. Pour Google, peu importe que vous utilisiez OS X, Windows ou GNU/Linux. Pour eux, ce qui compte, c’est que vous ayez un navigateur compatible avec leurs applications. Alors pourquoi pas un système d’exploitation à base de Linux équipé de Chrome ? On voit déjà des systèmes de ce genre, par exemple le eeePC, le Linutop ou l’OLPC. En fait, il faudrait poser la question à Google !

Olivier_1 : Certaines entreprises ont investi du temps et de l’argent dans XUL [XML-Based User Interface Language, un langage de description d'interfaces graphiques] : quel avenir pour cette technologie, en dehors de son utilisation par la Fondation Mozilla ?

Tristan Nitot : C’est une technologie libre, et donc chacun peut en faire ce qu’il veut. Les applications en XUL sont de plus en plus nombreuses et l’arrivée de XUL sur le mobile ne fait que renforcer la pérennité de cette technologie.

mathieu_1 : Pourquoi Google n’a pas simplement fourni des équipes au Projet Firefox (ou même IE…) plutôt que de faire son propre navigateur si ce n’est pour le contrôler et injecter de la pub ou faire des statistiques avec nos recherches par exemple ?

Tristan Nitot : Vous mettez le doigt sur une question essentielle, sur la différence entre Mozilla et Google. Mozilla fait un navigateur pour les internautes. Les motivations de Google sont forcément différentes… Il est important de se poser ce genre de question.

1.2 Foire au Vin 300x250savior :Google fait-il pression pour interdire certains modules de filtrage des publicités comme le populaire « AdBlock Plus » qui supprime notament tous les contenus AdSense (de Google)?

Tristan Nitot : Non, absolument pas. Cela dit, je serais curieux de voir la réaction de Google si un tel mécanisme devait être proposé pour Chrome.

Pigeonus : Comment percevez-vous l’avenir pour Firefox. La venue de Chrome modifie-t-elle la politique de développement de Firefox?

Tristan Nitot : Non, pour nous, Chrome n’est pas vraiment une surprise, et notre mission ne change pas : nous cherchons toujours à offrir à nos utilisateurs un navigateur simple, sécurisé, qui permette à chacun de participer.

sebastien : Les développeurs objectent souvent que le code de Firefox est devenu très lourd et que c’est un des facteurs qui aurait poussé Google à ne pas utiliser le tronc commun de Firefox (XPCom) pour développer Chrome. Est-il envisagé de simplifier cette base afin d’avoir une communauté plus compétitive face aux géants ?

Tristan Nitot : Firefox 3 a déjà démontré d’immenses progrès en termes de performances et d’utilisation mémoire. Cela dit, le meilleur reste à venir. Nous travaillons par ailleurs à simplifier le code de Gecko de façon à abaisser les barrières à l’entrée et permettre à plus de monde de participer au développement de nos logiciels.

Nelio : La nouvelle version 3 de Mozilla Firefox devait corriger les problèmes liés à l’encombrement mémoire jugé beaucoup trop importants dans la version 2. Cependant, il s’est avéré que dans la version 3, aucune réelle avancée ne s’est effectuée. Ne craignez-vous donc pas que les utilisateurs de Firefox jugés comme des utilisateurs avancés d’Internet ne se tournent vers Chrome afin d’améliorer leur navigation ?

Tristan Nitot : Je pense au contraire que les progrès réalisés avec Firefox 3 sont réels et perceptibles. Alors que, paradoxalement, l’architecture de Chrome, avec ses processus séparés, fait qu’il consomme souvent plus de mémoire que Firefox. En ce qui concerne la rapidité d’exécution de JavaScript, nous avons dans nos cartons la technologie TraceMonkey, qui va permettre à Mozilla de faire un bond en avant dans ce domaine lors de la sortie de Firefox 3.1 dans les mois à venir. Les grands perdants de cette bataille technologique seront les éditeurs de navigateurs propriétaires, Microsoft en tête.

guillaume : Pouvez-vous expliquer les discussions en cours sur l’intégration de Firefox dans Ubuntu avec EULA (contrat de licence). Quel est votre point de vue ? A votre avis, quelle solution sera trouvée ?

Tristan Nitot : Pour récapituler, pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a eu un bug qui a fait que les utilisateurs d’Ubuntu ont vu s’afficher une fenêtre avec un texte juridique qu’ils devaient accepter avant de pouvoir utiliser le logiciel. Le problème est en voie de correction, avec une solution infiniment plus élégante qui devrait, j’espère, profiter aussi aux utilisateurs de Mac et de Windows.

cyrano : Pensez-vous qu’un jour Microsoft puisse utiliser les brevets logiciels comme arme pour combattre Mozilla et Google ?

Tristan Nitot : Les brevets logiciels sont dangereux pour toute l’industrie informatique. Aux Etats-Unis, on se rend compte qu’ils sont un véritable frein à l’innovation car ils ne bénéficient pas aux inventeurs, mais plutôt aux juristes et à certaines sociétés dont le métier consiste à racketter ceux qui inventent. En Europe, les brevets logiciels ne sont pas encore officiellement acceptés, mais c’est un sujet d’actualité. Il est essentiel que l’Europe rejette un système inspiré du modèle américain, alors que les Américains eux-mêmes réalisent qu’il est aberrant. L’Europe a tout à perdre en ratifiant les brevets logiciels.

Totoro_Lambert : Il est très facile de changer de navigateur, ce n’est pas comme changer d’auto ou de métier. C’est gratuit et pour ainsi dire sans conséquences. Ces « dominations » de navigateurs étant ephémères (actuellement de quelques années), comment Google pourrait-il vérrouiller le marché comme l’a fait Microsoft avec Windows (mais pas avec Explorer, la preuve…) ?

Tristan Nitot : Je ne crois pas que Google veuille verrouiller le marché des navigateurs. Pour eux, le navigateur est stratégique car la quasi-totalité des services de Google passent par un navigateur. Et c’est forcément très inconfortable pour Google de dépendre à 60 % de Microsoft pour pouvoir s’adresser à ses propres clients. Chrome et Firefox sont pour Google deux façons de limiter sa dépendance vis-à-vis de Microsoft, qui a juré la mort de Google. Par contre, l’avenir de Google ne dépend pas à moyen terme d’un éventuel monopole de Chrome sur le marché des navigateurs.

severin : Pensez-vous que Chrome va permettre à Google de proposer de nouvelles applications uniquement comptatibles avec leur navigateur ? (utilisation du navigateur en mode client lourd comme une alternative à la technologie Flash par exemple ?)

Tristan Nitot : C’est une très bonne question. Ce serait totalement contraire à l’esprit du Web qui, je crois, est présent dans l’ADN de Google. Par ailleurs, il faudrait que Chrome domine le marché des navigateurs pour que ce soit quelque chose de faisable. Dans l’état actuel des choses, votre hypothèse me paraît très improbable. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ?

Thierry_FOo : Avec Chrome, Google pourrait-il bouleverser le marché de la vidéo en ligne en utilisant dans Chrome un format vidéo ouvert (Ogg Theora), et non plus Flash vidéo, et aussi dans YouTube, son stock de contenus. (D’ailleurs Firefox va aussi proposer ce format vidéo prochainement.)

Tristan Nitot : Je suis très favorable à l’adoption des formats ouverts compte tenu du potentiel qu’ils offrent. Souvenons-nous que sans formats ouverts, il n’y aurait pas de Web, tout simplement ! J’aimerais donc beaucoup que Chrome adopte Ogg Theora ainsi que YouTube. Mais j’ignore si cela fait partie de leurs plans.

sebastien : Chrome est un projet Open Source, tout comme Firefox, est-ce un danger potentiel que la communauté des développeurs passent de Firefox à Google Chrome ?

Tristan Nitot : Je crois que la nature ouverte d’une part, et à but non lucratif d’autre part, de Mozilla est plus attirante pour les acteurs de la communauté. Aujourd’hui, Webkit est utilisé par Apple et Google, deux sociétés très compétentes techniquement mais qui ont le culte du secret. Est-ce que ce culte du secret est compatible avec un développement communautaire ? Je ne le pense pas. Mais je peux me tromper.

sebastien : Puisque Chrome est open source est-il envisageable (et envisagé) d’avoir une fusion des deux navigateurs, une sorte de plug-in Gecko pour Chrome ?
1.4 nano-chromatique 250x250Tristan Nitot
: Gecko et Webkit ne sont pas interchangeables, car Gecko fait beaucoup plus de choses que Webkit. Cela rend votre hypothèse improbable.

srcmax : Depuis la sortie de Google Chrome, avez-vous reçu des statistiques « officielles » concernant le pourcentage d’utilisation de Firefox. Si oui, Google Chrome grignote-t-il sur les parts de marché de Firefox ? Le pourcentage d’utilisation de Firefox diminue-t-il ou est-ce celui de Internet Explorer ?

Tristan Nitot : Ce qu’on voit pour l’instant, c’est que Chrome a connu quelques jours d’engouement, et que son utilisation tend à baisser. Parallèlement, Firefox 3 est de plus en plus utilisé, car les utilisateurs de Firefox 2 passent à la version 3.

seb_1 : Chrome ne va t-il pas vous obliger à suivre ou devancer les avancées technologiques qui seront engagées ? Pourrez-vous rester fidèle à des principes de « respect des règles du Web » si une telle course est lancée ?

Tristan Nitot : Le jeu n’a pas radicalement changé avec l’arrivée de Chrome, nous étions déjà en concurrence avec Microsoft, Apple et Opera. Chrome vient juste renforcer la concurrence qui, même si elle n’est pas toujours confortable, va probablement bénéficier aux utilisateurs.

guillaume : Avez-vous lu la BD de Chrome et qu’en pensez-vous ?

Jarvis : Google (le créateur de Chrome) a « vendu » son produit comme « open source » au travers d’une BD. Cependant, si j’ai bien compris, le binaire (le .exe pour windows) n’est pas libre (avec la signature d’un contrat « big brother ») alors que les sources qui ne sont pas complètes sont libres (chromium). Ainsi Google aurait fait de la publicité mensongère en quelque sorte ?

Tristan Nitot : La BD est un moyen très original de faire passer des concepts complexes. C’est aussi une façon de contrôler la communication, puisque presque tous les blogueurs et publications y ont pioché de quoi illustrer leurs articles. Il y a effectivement une ambiguïté sur la réelle nature libre de Chrome. En effet, Chromium est libre, on peut télécharger son code source, mais Chrome est un surensemble de Chromium. Il y a donc des parties non libres de code qui tournent dans votre ordinateur quand vous installez Chrome. En particulier le service de mise à jour qui reste en permanence en mémoire même quand vous n’utilisez pas Chrome. Il n’est donc pas possible de dire que Chrome est 100 % libre, même si l’essentiel du code source est disponible.

Bruno Corsu : Comment peut-on utiliser Google Chrome avec désinvolture lorsque l’on sait – et Google ne s’en cache pas – que toutes les données personnelles et les habitudes de navigation sont dûment recueillies et étudiées par Google ? N’est-ce pas une nouvelle forme de fichage des internautes et une nouvelle atteinte aux droits individuels ?

Tristan Nitot : Je crois qu’il est essentiel, dans notre société de plus en plus connectée, que l’on ait ce débat sur le respect de la vie privée. Malheureusement, bon nombre de nos concitoyens bradent leur vie privée en échange de services prétendument « gratuits ». Je pense qu’on finira par réaliser que notre vie privée n’a effectivement pas de prix. J’espère juste que ce ne sera pas trop tard.

Hugues : Est-ce que Mozilla va positionner Firefox comme le navigateur « Anti Google Chrome » pour sa politique de confidentialité (effacement des traces, des cookies…) ?

Tristan Nitot : Le respect de la vie privée, chez Mozilla, n’est pas pris à la légère. Pourtant, bien connaître l’utilisateur permet souvent de mieux le servir. Par exemple, dans Firefox 3, la « barre d’adresse intelligente » utilise votre historique de navigation pour suggérer des pages que vous pourriez avoir envie de visiter. Ces données sont utilisées pour rendre Firefox plus pertinent, plus puissant. Mais elles ne quittent JAMAIS votre disque dur, elles ne sont pas envoyées vers un serveur central. Le projet « Weave » dont je parlais tout à l’heure repose sur une architecture où tout est chiffré, ce qui fait que vous êtes le seul à pouvoir accéder à ces données. Même Mozilla, qui hébergerait, si vous le souhaitez, vos données, ne pourrait pas voir le contenu. C’est aussi pour nous une façon de démontrer qu’on peut offrir des services en ligne sans pour autant « espionner » nos utilisateurs. Par ailleurs, « Weave » sera un logiciel libre, et il est prévu que d’autres organisations pourront héberger leur propre service « Weave » et ainsi être absolument certaines de la confidentialité de ces données.

JSM : En résumé, avec Chrome, Google veut-il jouer les ‘Big Browser’ ou les ‘Big Brother’ ?

Tristan Nitot : Je crois qu’il faut leur poser la question, tout simplement ! C’est d’ailleurs paradoxal que ce soit à moi de répondre aux questions sur Chrome, non ? Je vois qu’on arrive au bout du temps imparti, même s’il reste encore beaucoup de questions. C’était une session passionnante. Je suis ravi d’avoir pu aborder des sujets essentiels, comme le respect de la vie privée et les brevets logiciels, avec vous. Le choix d’un logiciel n’est jamais banal, car il conditionne bien souvent les usages sans même qu’on s’en rende compte. Merci encore pour toutes vos questions, et à une prochaine fois, j’espère !

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 18, 2008 at 1:43

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Historique des navigateurs Internet

Source: Wikipédia

Ci-après, vous trouverez un diagramme de l’historique des navigateurs Internet, du premier WordWideWeb/Nexus à Google Chrome aujourd’hui, en passant par Netscape, AOL et autres iCab.

Timeline representing the history of various web browsers.

Ci-après un tableur listant les principaux navigateurs et leur année de sortie:

Année Navigateurs Utilisateurs Internet
(en millions)[2]
Pre-browser: HyperCard, Gopher
1991 WorldWideWeb (Nexus)
1992 ViolaWWW, Erwise, MidasWWW, MacWWW
1993 Mosaic, Cello, Lynx 2.0, Arena, AMosaic 1.0
1994 IBM Web Explorer, Netscape Navigator, SlipKnot 1.0, MacWeb, IBrowse, Argo, Minuet
1995 Internet Explorer, Netscape Navigator 2.0, OmniWeb, WebRouser[3], Internet Explorer 2, Grail 16
1996 Arachne 1.0, Internet Explorer 3.0, Netscape Navigator 3.0, Opera 2.0,
PowerBrowser 1.5[4], Cyberdog, Amaya 0.9, AWeb, Voyager
36
1997 Internet Explorer 4.0, Netscape Navigator 4.0, Netscape Communicator 4.0, Opera 3.0 70
1998 Internet Explorer 5.0 Beta 1, iCab, Mozilla 147
1999 Amaya 2.0, Mozilla M3, Internet Explorer 5.0 248
2000 Konqueror, Netscape 6, Opera 4, K-Meleon 0.2 361
2001 Internet Explorer 6, Galeon 1.0 513
2002 Netscape 7, Mozilla 1.0, Phoenix 0.1, Links 2.0 587
2003 Opera 7, Safari 1.0, Epiphany 1.0 719
2004 Firefox 1.0, Netscape Browser, OmniWeb 5.0 817
2005 Safari 2.0, Netscape Browser 8.0, Opera 8, Epiphany1.8, Amaya 9.0, AOL Explorer1.0, Maxthon 1.0, Shiira 1.0 1018
2006 SeaMonkey 1.0, K-Meleon 1.0, Galeon 2.0, Camino 1.0, Firefox 2.0, Avant 11, iCab 3, Opera 9, Internet Explorer 7, Sputnik 1093
2007 Maxthon 2.0, Netscape Navigator 9, NetSurf 1.0, Flock 1.0, Safari 3.0, Conkeror 1262
2008 Konqueror 4, Safari 3.2, Opera 9.5, Firefox 3.0, Flock 1.2, K-Meleon 1.5, Amaya 1.0 1400 (est.)
Beta Internet Explorer 8, Flock 2.0, Opera 9.6, Safari 4.0, Firefox 3.1, Google Chrome

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 16, 2008 at 7:58

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Internet Explorer, Opera, Safari   Tags:

Comparatif Firefox vs Chrome – par CNET

Source: CNET France, par Mohamed Afiri

Encore un excellent article de Mohamed Afiri, pour CNET France

Dans ce face à face, les deux navigateurs sont confrontés sur leurs capacités à utiliser des applications en ligne.

Combat déloyal pour Chrome qui se voit opposé à Firefox dans ce face à face. Le navigateur de Google vient tout juste de faire une apparition très remarquée dans une version expérimentale, alors que celui de la fondation de Mozilla, vieux de quelques années, est disponible dans une troisième mouture finalisée. Les deux navigateurs vont donc être confrontés sur le point fort de Chrome : l’utilisation d’applications en ligne.

L’une des particularités du navigateur de Google est d’exécuter des applications en ligne en mode déconnecté, sous réserve qu’elles s’appuient sur la technologie Gears de Google. Firefox le permet également par l’intermédiaire d’un module d’extension. S’il est tout à fait intéressant d’intégrer cette fonction dans un navigateur, on déplore le faible nombre de services en ligne s’appuyant sur cette technologie. Autre réserve sur Google Gears : plutôt qu’une technologie maison, les spécifications du futur HTML 5 visent entre autres à faire de l’utilisation d’applications en mode déconnecté un futur standard du web.

Chrome donne également le statut de logiciels à des applications en ligne. Ils profitent notamment de raccourcis sur le bureau et le menu Démarrer, s’exécutent dans leur propre fenêtre et non le navigateur. Chrome emprunte cette fonction à Prism de Mozilla. Cette dernière est disponible sur Firefox sous la forme d’un module d’extension.

Avec Chrome, chaque onglet s’exécute indépendamment des autres. Sa fermeture ne devrait pas compromettre l’exécution des autres onglets. En principe. Une faille tout juste découverte compromet ainsi l’exécution du navigateur dans son intégralité. En revanche, Google occupe davantage de mémoire que son concurrent lors de l’ouverture simultanée de multiples onglets. A l’inverse, Chrome exécute des applications s’appuyant sur Javascript (webmail, suite bureautique, etc.) bien plus rapidement. Son moteur de rendu respecte davantage les spécifications prévues pour les applications web 2.0.

Au vu de cette première mouture, Chrome semble plus prometteur que Firefox pour utiliser des applications en ligne. Il les exécute dans leur propre environnement avec plus de performances*.

* Résultats des tests de performances réalisés sur un PC sous Vista équipé d’un processeur Intel Core 2 Duo et de 2 Go de mémoire vive

Rapidité d’exécution de scripts Javascript (test Sunspider)

  • Google Chrome bêta : 161 secondes
  • Mozilla Firefox 3 : 234 secondes (45 % de plus)

Occupation mémoire lors de l’ouverture d’une page vierge et de 10 pages web complexes

  • Google Chrome bêta : 16 Mo et 137 Mo
  • Mozilla Firefox 3 : 25,5 Mo et 74,1 Mo

Niveau de rendu de pages web réalisé avec les test Acid2 et Acid3

  • Google Chrome bêta : 100/100 et 78/100
  • Mozilla Firefox 3 : 100/100 et 70/100

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Hayssam - septembre 13, 2008 at 7:00

Categories: Chrome, Comparatif, Firefox, Test   Tags: